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Docteur Christophe Girardin Andréani[diplômé de la faculté de chirurgie dentaire de Nancy et de la faculté de médecine de Lyon, chirurgien dentiste en invalidité professionnelle, enseignant bénévole à la faculté de médecine de Paris XIII et de Rabat (Maroc) dans le cadre du DUMENAT de phytothérapie, enseignant à l’Institut Européen de Santé Naturelle, chercheur indépendant en phytothérapie et en médecine énergétique, hygiéniste et nutritionniste]
TABLE DES MATIERES
introduction
I/ la recherche, entre nouvelles tendances et sclérose
II/ le silicium organique
1/ silicium minéral, colloïdal et organique - 2/ rôles spécifiques du silicium - 3/ actions et mécanismes d’action du silicium - 4/ conclusions
III/ le parodonte, anatomie, histologie
1/ le parodonte, rappel anatomo-histologique - 2/ l’os alvéolaire - 3/ l’attache conjonctive - 4/ l’attache épithéliale
IV/ la maladie parodontale
1/ mécanismes pathologiques - 2/ la cicatrisation et le traitement
V/ importance fondamentale du silicium organique dans les mécanismes de la réparation parodontale
1/ la cicatrisation, une stratégie globale de reconstruction tissulaire – 2/ silicium et transmission de l’information – 3/ prolifération cellulaire par différenciation des cellules souches et mitoses – 4/ optimisation du métabolisme – 5/ action sur les tissus conjonctif et osseux – 6/ stimulation de l’angiogenèse – 7/ gestion des mécanismes d’oxydation – 8/ implication dans les mécanismes immunitaires– 9/ intérêt en implantologie – 10/ complexe phyto-actif et observations cliniques
VI/ conclusions, les perles du collier d’Indra
bibliographie
INTRODUCTION
La recherche médicale, surtout dans le domaine de l’odontologie, privilégie des axes de recherche basés sur les traitements allopathiques de plus en plus complexes, les techniques chirurgicales, la technologie des biomatériaux et des matériels d’analyse et d’examen de plus en plus sophistiqués.Le patient semble un peu oublié, négligé dans cette débauche de moyens techniques surhumains, et l’on pourrait presque parfois penser que les thérapeutes, en soignant une maladie, oublient de soigner le malade.
Bien peu de chercheurs – surtout représentés par des indépendants agissant dans un cadre privé, en dehors de structures officielles – s’intéressent aux moyens pouvant permettre une rééquilibration en profondeur des terrains individuels.
Et pourtant nous devons nous souvenir que toute maladie, toute pathologie présentent, avant toute action étrangère qu’elle soit traumatique, toxique ou microbienne, une cause intérieure, et négliger cette cause interne strictement propre au malade peut conduire à restreindre l’efficacité du traitement voire à le rendre totalement inopérant.
Le tissu parodontal, qui lui aussi présente des caractères individuels marqués, est une structure complexe, fragile, sujet à des pathologies pouvant conduire à des complications locales ou à distance graves, et dont le traitement est souvent long et difficile, nécessitant de surcroît l’adhésion et la participation responsables du patient.
Les mécanismes de réparation à ce niveau sont également complexes, multifactoriels, et il est dans cette optique de guérison particulièrement indiqué d’appuyer le traitement sur une optimisation naturelle des processus biologiques et physiologiques.
Oligothérapie et phytothérapie trouvent ici un magnifique champ d’application, malheureusement complètement négligé par la grande majorité des thérapeutes.
I/ la recherche, entre nouvelles tendances et scléroseAu début du XXème siècle, Einstein, Pauli, Planck et d’autres physiciens ont révolutionné la science en introduisant le concept que la matière n’était qu’une forme intangible de l’Energie. La physique quantique était née, et plus personne dans le monde scientifique n’est sensé ignorer que les échanges particulaires se font uniquement sur le plan vibratoire. Et sans vouloir offenser chimistes et biochimistes,
les échanges d’électrons périphériques entre atomes interagissants – la chimie est la science qui répertorie ces échanges - pourraient presque être réduits à la dimension de simples épiphénomènes.Curieusement, la physique quantique est le seul domaine de la pensée scientifique humaine qui intègre l’erreur expérimentale possible sous la forme d’une variable mathématique, paramètre mis en équation sous la forme du principe d’incertitude d’Heisenberg. Selon celui-ci, il est impossible de définir avec exactitude et simultanément la vitesse (définie par la quantité de mouvement) et la position d’une particule. Le produit de ces deux variables ne peut en effet être inférieur à une donnée chiffrée déterminée appelée constante de Planck.
Le principe d’incertitude d’Heisenberg est de fait une façon d’introduire dans l’expérimentation scientifique notre incapacité totale à comprendre et à intégrer le phénomène temps, puisque soit l’observateur détermine avec précision la position de la particule à l’instant t, et alors la notion de vitesse échappe à la mesure puisque correspondant à la distance parcourue pendant un espace de temps non nul, soit l’observateur définit très exactement la vitesse mais la position échappe alors à son entendement puisqu’elle représente en fait une suite presque infinie de localisations successives (la position étant définie dans un espace 3D selon le repère galiléen traditionnel).
Ce concept mathématique d’incertitude n’est pas sans rappeler le paradoxe du philosophe grec Zénon d’Elée (Vème siècle AC) appelé aussi « paradoxe d’Achille et de la tortue » et selon lequel tout mouvement est illusion. En effet, quand Achille court derrière la tortue, il lui sera à jamais impossible de la rattraper bien qu’étant plus rapide. En effet Achille doit d’abord faire la moitié de la distance les séparant, puis la moitié de la moitié restante, et ceci indéfiniment parce qu’il est impossible dans une dimension matérielle de parcourir une infinité de distances en un laps de temps précis.
Au-delà de l’absurdité des paradoxes et syllogismes chers aux penseurs antiques, nous retiendrons la vérité mathématique de la physique quantique et de la théorie de la relativité, pour garder en mémoire la certitude que les phénomènes de la vie ne se limitent pas à des échanges chimiques d’électrons superficiels entre deux atomes, mais participent par essence d’une homéostasie vibratoire en perpétuel devenir.
Dans le domaine de la biologie, point de principe d’incertitude admis. Les échanges entre cellules et molécules sont considérés comme étant d’ordre chimique uniquement, l’influx nerveux se propage dans l’espace synaptique par des neurotransmetteurs chimiques, le fonctionnement cérébral est dépendant des hormones, neurohormones et neuromédiateurs, les mécanismes immunologiques reposent sur des réactions – chimiques – entre antigènes et anticorps, et sur les activations – chimiques – des molécules type immunoglobulines, cytokines et protéines du complément. Et il en est de même pour tous les métabolismes physiologiques investigués. La preuve en est que les dossiers concernant les travaux « nobélisables » touchent surtout la sacro-sainte « biologie moléculaire », grande accaparatrice de crédits et subventions malgré une indigence manifeste en résultats concrets d’importance.
Ce dogmatisme touchant les sciences humaines est corroboré par l’ostracisme qui a frappé de leur vivant des chercheurs comme Claude Louis Kervran (les transmutations biologiques) et Jacques Benvéniste récemment disparu (la mémoire de l’eau). La grande majorité de la communauté scientifique continue à rejeter ces découvertes pourtant mises en évidence par des milliers d’expériences toujours conformes aux principes de la recherche, notamment en ce qui concerne la reproductibilité.
Dans le domaine médical également, la recherche évolue suivant des rails bien définis excluant les concepts énergétiques et vibratoires, à l’exclusion de certaines disciplines millénaires comme l’acupuncture ou séculaires comme l’homéopathie, toujours sujettes à caution auprès de certains, malgré bien des confirmations cliniques concrètes.
La recherche médicale se cantonne toujours à l’allopathie chimique stricto sensu (avec des résultats consternants puisque les traitements cumulent toujours les effets secondaires indésirables, et que certains domaines sont en pleine stagnation, comme l’antibiothérapie qui en vingt ans ne nous a fourni aucune nouvelle molécule originale) mais avec plus de succès en ce qui concerne la technologie des biomatériaux (sans doute parce que les enjeux financiers sont considérables) et les techniques chirurgicales.
Malgré des promesses sans cesse renouvelées évoquant l’imminence de LA découverte fondamentale et définitive pour le traitement du cancer ou du SIDA, prévalence et incidence en sont en perpétuelle croissance. En deux décennies, le nombre de cas de cancers nouvellement détectés chaque année est passé de 150 000 à 280 000.
Dans le domaine plus spécifique de la parodontie et de l’implantologie, là aussi la recherche s’est plus spécifiquement axée sur l’ histocompatibilité des matériaux et sur la haute technicité des méthodes chirurgicales, soustendues par la dextérité toujours plus grande des praticiens. En tant qu’hygiéniste nous sommes également pleinement conscient des progrès réalisés ces dernières décennies, par la mise au point de méthodes de stérilisations efficaces, par l’emploi qui s’est généralisé des matériels et instruments à usage unique, par le maintien tant que faire se peut de la stérilité du champ opératoire.
Le traitement de la maladie parodontale a fait des progrès sérieux en complétant les techniques médicales et chirurgicales traditionnelles par l’emploi de molécules biologiques complexes qui agissent sur le processus de la cicatrisation. La recherche aujourd’hui explore diverses stratégies complémentaires des techniques médicochirurgicales, visant à optimiser les processus de restauration et de régénération de la fonction d’attache.
Ainsi sont utilisés les facteurs de croissance, peptides naturels de faible poids moléculaire représentés par l’EGF (epidermal growth factor), le FGF (fibroblast growth factor), l’IGF (insuline like growth factor), le PDGF (patelet derivated growth factor). Ces facteurs agissent sur la régénération osseuse en stimulant la division cellulaire, en stimulant la différenciation des cellules souches, en dopant l’angiogenèse, en potentialisant l’action des cellules spécifiques.L’expérimentation animale ((Ripamonti et Reddi, 1994 ) a également démontré l’intérêt majeur, dans la régénération osseuse, de l’emploi d’un autre groupe de facteurs de croissance polypeptidiques, les protéines osseuses morphogéniques (BMP).
Lors des tentatives de restructuration des tissus parodontaux lésés sont aussi expérimentés les dérivés de la matrice de l’émail, dans une logique de reproduction des mécanismes d’élaboration de l’attache parodontale au cours de l’odontogenèse. Mais si ces dérivés biologiques ont donné de bons résultats chez l’animal, les résultats chez l’homme se montrent pour l’instant décevants (Parodi et coll 2000).
Nous avons appuyé nos recherches personnelles sur les travaux du LAIM, groupe international et pluridisciplinaire de recherche sur le silicium organique, pour essayer de démontrer le rôle du celui-ci dans les processus de réparation et de restauration du parodonte lésé, et de son intérêt fondamental tant en action préventive que curative. Ces recherches ont été complétées par de nombreuses études visant à démontrer la potentialisation de cette action protectrice et réparatrice par des actifs végétaux synergiques, oligothérapie et phytothérapie s’associant en complexes d’une grande efficacité tout en restant d’une totale innocuité.
II/ le silicium organique1/ silicium minéral, colloïdal et organique
Le silicium organique a été découvert en 1970 par Dufaut, qui fut le premier à soupçonner son importance fondamentale dans les mécanismes organiques. Longtemps considéré comme un simple oligo-élément, le silicium organique, présent à raison de 7 grammes dans le corps humain adulte, jeune et sain, est en fait un des principaux acteurs des mécanismes vitaux.
N’étant ni synthétisé ni stocké par l’organisme, le silicium doit donc être régulièrement apporté par l’alimentation quotidienne.
Du fait de la malnutrition des animaux de boucherie et de la culture des fruits, légumes et céréales sur des sols épuisés, notre alimentation moderne est de plus en plus carencée en cet élément, dont le rôle est fondamental dans la fixation du calcium, la constitution du tissu conjonctif, les mécanismes immunitaires et de division cellulaire, les équilibres ioniques et vibratoires, la protection contre les radicaux libres, la détoxication, les échanges membranaires…
Le capital silicium s’épuise rapidement, jusqu’à diminuer de quatre-vingts pour cent entre le début de l’âge adulte (puberté) et la pleine maturité. Il est probable que les mécanismes du vieillissement soient directement imputables à cette déplétion en silicium, d’où l’intérêt fondamental d’une supplémentation régulière.
Dans le corps humain, le silicium est présent – et indispensable – partout : poumons, rate, foie, coeur, cerveau, pancréas, surrénales, thymus. La peau, les cheveux, les ongles, les os, les cartilages, le cristallin, les parois vasculaires, l’émail dentaire, le parodonte en contiennent des quantités significatives. Le silicium intervient directement dans la fabrication du tissu conjonctif (cartilage, os, tissu adipeux, tissu vasculaire), le tissu le plus représenté dans le corps humain où il assure jonction et soutien.
Dans le tissu conjonctif, le silicium induit et régule la division des fibroblastes, qui fabriquent les fibres de collagène et d’élastine. Quand celles-ci s’altèrent, le corps vieillit, perd sa souplesse et son élasticité, les rides apparaissent et s’approfondissent.
Le silicium est sur terre un des corps simples les plus représentés, mais il se trouve surtout sous forme minérale (silice ou dioxyde de silicium, SiO2), donc non assimilable par les organismes vivants.
En plus de la forme minérale, le silicium organique se trouve sous forme colloïdale, notamment dans certains végétaux comme la prêle, l’ortie, les graminées, ou encore dans l’argile ou les diatomées (l’argile est d’ailleurs toujours employée en cataplasmes et enveloppements pour soulager diverses douleurs).
L’état colloïdal est à mi-chemin entre solide et liquide, plus assimilable qu’un solide mais moins qu’un liquide. Pour franchir la barrière intestinale, la silice colloïdale se fixe à une protéine de transport. Celle-ci étant non spécifique, servant au passage d’autres substances, elle se trouve vite saturée et le pourcentage de silice colloïdale assimilable est donc des plus faibles, de l’ordre de 3%. Cette faible quantité de silice colloïdale permet déjà d’obtenir d’excellents résultats thérapeutiques.
Le silicium organique est obtenu par l’action de certains micro-organismes sur les cristaux de quartz, dont les atomes de surface se combinent avec certains acides aminés pour former des silanols, dont le pourcentage d’absorption intestinale atteint les 70 % !
Cette forme assimilable de silicium était utilisée empiriquement par les peuples méditerranéens, qui avaient coutume de traiter les sujets rhumatisants en les enterrant dans le sable jusqu’au cou, pendant plusieurs heures. Il est certain que bien d’autres pathologies devaient être traitées de la sorte.
Il existe une autre forme de silicium organique, obtenu par un procédé exclusif de lyophilisation, à partir de la membrane uvéale (sous-coquillière) et de la coquille d’oeufs de poule.
Nous avons mis au point un procédé spécifique d’élaboration faisant intervenir ondes de forme et oligo-éléments à haute dilution, qui permet à ce silicium organique d’ associer efficacité maximale, bio-disponibilité optimale et absence totale de toxicité. Le silicium organique ainsi obtenu peut ensuite être couplé à des actifs végétaux dont l’efficience est ainsi considérablement majorée.
2/ rôles spécifiques du silicium
Il est vraisemblable que le silicium soit impliqué dans tous les mécanismes vitaux organiques. De ce fait, nous pouvons conclure que de nombreuses pathologies sont directement liées à sa carence, et peuvent être guéries, ou pour le moins améliorées,
par une supplémentation quotidienne en silicium organique.- Rôle dans les processus inflammatoires :
Toute inflammation, de quelque nature que ce soit, est justiciable d’un traitement à base de silicium organique. De multiples cas ont été décrits d’utilisateurs réguliers de cortisone, qui ont abandonné celle-ci après quelques jours seulement de traitement au silicium organique. Les rhumatismes et les fibromyalgies en sont également une indication majeure.
- Rôle dans les traumatismes ponctuels :
Pour toutes les contusions, les hématomes, les brûlures, les coups de soleil.
- Rôle dans la minéralisation et la reminéralisation :
Le silicium organique est directement impliqué dans le métabolisme calcique, et dans la fabrication des fibres de collagène qui forment la trame osseuse. L’os doit être à la fois solide (calcification bien conduite) et souple (bonne qualité des fibres de collagène), et sa qualité dépend donc doublement du silicium.
Ce phénomène de calcification est particulièrement important pendant les périodes de croissance, mais aussi de pathologies osseuses qu’elles soient d’origine traumatique (fractures) ou physiologique (ostéoporose liée à la ménopause, décalcification liée à l’âge).- Rôle dans les phénomènes arthritiques :
Là aussi la pathologie est inflammatoire, rhumatismale ou infectieuse, concernant surtout les grosses articulations. Le silicium organique agira à la fois contre le mécanisme inflammatoire et douloureux, ainsi que sur la régénérescence du cartilage et de l’élastine. Il semblerait que la polyarthrite rhumatoïde, pathologie autoimmune liée à une inflammation chronique de la muqueuse intestinale, consécutive à une alimentation inadaptée (présence de gluten et de caséine) puisse également être soulagée par le silicium organique.
- Rôle dans les phénomènes arthrosiques :
L’arthrose se caractérise par une détérioration du cartilage articulaire, provoquant un contact douloureux et une usure prématurée des surfaces osseuses en friction. Le silicium organique, dans ce cas, bloque le phénomène douloureux parfois en quelques instants seulement, et contribue à une reconstruction rapide du cartilage.
- Rôle dans les discarthroses :
Le silicium est présent dans les disques intervertébraux à raison de 100 mg par KG de tissu frais. Ces disques ont un rôle fondamental d’amortisseurs et se comportent un peu comme des éponges qui se compriment ou se détendent suivant l’intensité de la compression. Quand la souplesse diminue, la compression est mal compensée et se répercute de façon pathologique sur l’émergence des troncs nerveux, la douleur s’installe, et devient souvent chronique.
Le silicium organique en usage interne, associé à l’huile de millepertuis et à l’huile essentielle de romarin en usage externe, permet de lutter efficacement contre les discarthroses.
- Rôle dans les problèmes cutanés :
L’apparition des rides est provoquée par une perte de souplesse de la peau consécutive à l’altération des fibres de collagène et d’élastine, élaborées par les fibroblastes sous le contrôle du silicium. Dès quarante ans, le déficit en silicium provoque un desséchement de la peau du à une diminution du nombre et de l’activité des fibroblastes, et à une altération des glandes sébacées et sudoripares, dont les sécrétions conjointes forment le film hydro-lipidique de surface, principal protecteur de la peau.
Les études cliniques ont démontré que le silicium organique, en usage interne et application externe, est particulièrement actif sur les brûlures, les blessures, les pathologies telles que l’eczéma, l’acné, le psoriasis, l’herpès labial, les mycoses.
Le silicium n’agit pas sur la peau seulement comme stimulateur de la fabrication du tissu conjonctif, mais aussi en potentialisant l’action du cuivre et du zinc, indispensables aux processus de réparation.Le silicium agit également en maintenant l’hydratation cutanée, la perte d’eau étant le premier symptôme du vieillissement cutané.
- Rôle du silicium dans la fonction respiratoire et sur les voies aériennes :
En maintenant la souplesse du parenchyme pulmonaire et celle de la cage thoracique, le silicium permet au sujet vieillissant de conserver sa capacité pulmonaire, tandis que son action synergique avec le cuivre et le zinc, ainsi que son pouvoir immuno-stimulant, permettront aux tissus respiratoires de lutter efficacement contre les multiples agressions dont ils sont en permanence l’objet.
Une simple compresse de silicium organique peut permettre de soulager – très rapidement – une sinusite, et une supplémentation régulière par voie orale préviendra ou guérira bon nombre d’affections respiratoires, qu’elles soient d’origine inflammatoire, infectieuse ou irritative.
- Rôle dans les problèmes hépatiques :
Le foie est un organe majeur, responsable de nombreuses fonctions, au niveau du métabolisme général, de la détoxication, du recyclage des globules rouges et blancs, du stockage du glycogène, des vitamines, des oligo-éléments (essentiellement fer et cuivre, tous deux impliqués dans la synthèse de l’hémoglobine et/ou de nombreuses structures enzymatiques).
La cirrhose et l’hépatite sont des pathologies inflammatoires chroniques ou aiguës, liées à la présence d’un virus ou de substances toxiques comme l’alcool. Ces deux pathologies ont en commun une composante inflammatoire, qui dans le cas de la cirrhose mène à une sclérose tissulaire.
Dans les deux cas le silicium agit, soit par voie interne, soit par des compresses régulièrement appliquées au niveau du foie et pancréas.
Il arrive que dans les cas d’hépatites, la régulation des transaminases et des phosphatases alcalines surviennent au bout de 15 jours.
- Rôle dans le système cardio-vasculaire :
La tension artérielle est directement liée à la présence de fibres de collagène et d’élastine dans les parois vasculaires. La souplesse et l’élasticité des vaisseaux dépendent donc de la présence de silicium, qui intervient également sur les systèmes enzymatiques (hydrolase) permettant la transformation du cholestérol estérifié en cholestérol libre.
Les veines disposent d’un système valvulaire qui empêche le retour veineux par gravitation, système qui avec l’âge perd de son efficacité, en même temps que la paroi veineuse perd de sa tonicité. Le silicium s’oppose à ce relâchement responsable des varices et de la sensation de « jambes lourdes », et est à ce jour le meilleur veinotonique qui soit.
De plus, le silicium, constituant fondamental du tissu conjonctif, est le meilleur garant du maintien de l’intégrité des parois et valvules cardiaques.
- Rôle sur l’intégrité musculaire et des tendons :
Les muscles squelettiques s’insèrent sur les os par l’intermédiaire des tendons et permettent le mouvement par le jeu des contractions.
Les muscles sont intriqués avec le tissu conjonctif qui les soutient, les compartimente et les insère sur les os.
Le silicium organique est ici prépondérant, puisqu’il renforce et constitue le tissu conjonctif, mais aussi parce qu’il favorise le travail musculaire en augmentant le nombre de globules rouges (meilleure oxygénation) et s’oppose aux fréquents problèmes liés à l’inflammation (tendinites).
La fonction première des muscles est de pouvoir se contracter, et cette contractilité des fibres musculaires est directement liée au potentiel de membrane, placé sous le contrôle direct du silicium.
Il est ainsi un complément nutritionnel incontournable pour tous les sportifs.
- Rôle sur l’équilibre nerveux :
La communication entre neurones est véhiculée par l’influx nerveux, qui dépend du potentiel de membrane (face interne négative, face externe positive) lui-même régulé par le silicium organique ioniquement très instable.
La membrane plasmatique des cellules nerveuses – et de toutes les cellules en général – est percée de multiples trous, les canaux ioniques, qui en s’ouvrant ou se refermant régulent le potentiel de membrane, produisant ainsi la libération des neurotransmetteurs dans l’espace synaptique et donc le passage de l’influx nerveux de la cellule présynaptique à la cellule postsynaptique.
Ces canaux ioniques sont ouverts ou fermés soit par action chimique (rôle des neurotransmetteurs, des hormones, des ions H+ ou Ca++), soit en fonction des variations du potentiel de membrane.
L’instabilité ionique du silicium régule le potentiel de membrane et restaure la polarité des cellules déficientes. Le silicium s’associe à l’aspartate, acide aminé impliqué comme neurotransmetteur jouant sur le système nerveux central un puissant effet excitateur.
Le silicium est présent dans le tissu nerveux à raison de 26 mg par kg de tissu sec, et sa carence provoque paralysie et perte de toutes les facultés. Le manque de silicium est associé dans le cerveau à un excès d’aluminium, dont les dépôts cérébraux contribuent à provoquer la maladie d’Alzheimer.
Le zinc, dont nous avons déjà vu qu’il était étroitement lié au silicium, sur un plan métabolique, développe la capacité d’acquérir des connaissances, et il est fortement carencé chez les schizophrènes ou en cas de mongolisme.
Le cuivre, également dépendant du silicium, est indispensable à l’élaboration de la partie lipidique du cerveau, très importante tant quantitativement que qualitativement.
Il semblerait que le silicium participe également à l’équilibre du sommeil.
- Rôle sur la cellulite :
Les graisses, essentiellement sous forme de triglycérides, s’accumulent dans les adipocytes, dérivés des fibroblastes, et qui forment un tissu conjonctif lâche, le tissu adipeux. Quand l’accumulation graisseuse est excessive, les adipocytes s’hypertrophient et compriment les tissus dermiques environnants. Ce qui a pour conséquence de provoquer une altération du tissu conjonctif par perte d’élasticité, une densification des fibres de collagène, une compression du système vasculaire donc une baisse de la micro-circulation locale.
Cette perturbation métabolique conduit à une sclérose cellulaire et à une augmentation des acides gras peroxydés et du malonaldéhyde, hautement toxique et mutagène.
Le silicium, par son rôle sur le tissu conjonctif, son action contre les radicaux libres, son action de régénérescence des fibroblastes, agira à tous les niveaux du processus cellulitique.
Il conviendra d’associer la supplémentation en silicium organique à l’emploi de produits phyto-actifs drainants, et à une alimentation adaptée.
- Rôle sur les allergies et le système immunitaire :
Le silicium initialise la fabrication des anticorps et des antigènes, favorise la transformation des lymphocytes B en lymphocytes T, et intervient dans la synthèse des hormones impliquées dans les mécanismes immunitaires.
Quand un sujet entre pour la première fois en contact avec un allergène, son organisme fabrique des immuno-globulines ou IgE spécifiques de l’allergène.
Lors d’un deuxième contact du sujet avec l’allergène, celui-ci se fixe aux IgE et les cellules déchargent alors des médiateurs tels que l’histamine ou les prostaglandines. Ce qui provoque vasodilatation, augmentation de la perméabilité des capillaires sanguins, contraction des muscles lisses respiratoires, et sécrétion de mucus.
De nombreux essais cliniques ont démontré un fort pourcentage d’activité du silicium organique contre les mécanismes de l’allergie.
3/ actions et mécanismes d’action du silicium organique- les échanges membranaires :
Le silicium organique est un élément fondamental de la matière vivante, impliqué dans tous les métabolismes, dans le maintien de l’intégrité tissulaire (notamment au niveau des os, du tissu conjonctif, cardio-vasculaire, nerveux), dans la régulation des mécanismes immunitaires, inflammatoires, et dans les échanges membranaires. Chaque cellule est tributaire de sa présence, puisqu’il est nécessaire au bon fonctionnement des échanges membranaires.
Les mécanismes d’action sont complexes et mal connus, qui permettent à la cellule d’importer les matériaux nécessaires à la production d’énergie et des molécules complexes de structure ou de fonction, et d’exporter déchets et éléments fabriqués par la cellule.
Le silicium intervient dans la régulation de ces échanges, vraisemblablement de multiples façons, électrolytique, ionique, enzymatique… Le silicium intervient également dans le processus complexe de la division cellulaire, phénomène qui a surtout été étudié sur les fibroblastes responsables de l’élaboration du tissu conjonctif.
- la détoxication :
Quand on sait que les métaux lourds se fixent au coeur des cellules et bloquent les mécanismes d’échange membranaire, on comprend sans peine que le silicium organique soit un élément incontournable des cures de détoxication et détoxination.
Par ailleurs, certains travaux récents l’impliquent comme antidote naturel de l’aluminium, par chélation, aluminium dont plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’il intervenait directement dans les maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson).
D’autre part le silicium organique se concentre dans certaines structures intracellulaires comme le réticulum endoplasmique, où se produisent la désintoxication et l’inactivation des produits chimiques, des pesticides, des substances oncogènes ou toxiques.
- la bio-électronique :
L’eau est le milieu naturel de la vie organique, du moins sur terre, et elle est le siège de multiples réactions physico-chimiques décrites par Louis-Claude Vincent. Equilibre acido-basique, oxydo-réducteur, et balance entre conductivité et résistivité conditionnent la santé ou provoquent la maladie si les valeurs se décalent dans un sens ou dans l’autre.
En régulant l’équilibre ionique entre milieux extra- ou intracellulaire, le silicium organique intervient directement dans le maintien de ces équilibres fragiles et primordiaux.
- la biodisponibilité :
Elle dépend de la facilité des actifs à franchir la membrane cellulaire, et dépend de la concentration en silicium.
Le silicium organique présente une grande stabilité moléculaire, en même temps qu’une grande adaptabilité ionique, ce qui le rend extrêmement biodisponible. Il passe de ce fait aisément dans le milieu intracellulaire, régule le potentiel de membrane et équilibre les échanges.
Cette action sur la perméabilité membranaire ne se limite pas au silicium lui-même, mais concerne aussi tous les éléments auxquels il est associé. Un actif, qu’il soit végétal ou de synthèse, n’agit que s’il est véhiculé là où il est… actif, c’est-à-dire à l’intérieur des cellules. Le rôle du silicium est ici fondamental, car il permet aux principes efficients de franchir la membrane cellulaire et d’agir là où ils sont utiles, c’est la biodisponibilité.
- la résonance vibratoire :
Le silicium organique est le métronome selon lequel se calquent les rythmes de la vie. Il est de ce fait impliqué dans tous les mécanismes vitaux, qu’il s’agisse des fonctions digestives, immunitaires, cardio-vasculaires, respiratoires, du fonctionnement des mécanismes nerveux, de protection, d’élimination, de reproduction.
La structure cristalline du silicium se caractérise par une activité piézo-électrique engendrant un phénomène de résonance vibratoire, et il semblerait que les structures et organites intracellulaires aient besoin de régler leur vibration propre sur la fréquence induite par le silicium organique, un peu comme tous les musiciens d’un orchestre philharmonique règlent leur jeu individuel sur les indications du chef d’orchestre.
L’effet piézo-électrique, bien connu des horlogers puisqu’il est le principe de fonctionnement des mouvements à quartz, est caractéristique de la structure cristalline. Un cristal qui subit une déformation génère une différence de potentiel, et une différence de potentiel génère une déformation. Ce phénomène se manifeste par l’établissement d’une fréquence immuable selon la nature du cristal.
Il semble que le silicium organique – et c’est la raison pour laquelle nous le comparons à un chef d’orchestre – entre en résonance avec les structures intracellulaires comme le centriole de l’appareil de Golgi ou la mitochondrie, selon une fréquence immuable qui est peut-être celle de la vie saine.
Quand le silicium manque, l’orchestre philharmonique n’a plus de baguette à suivre, chacun ne joue plus que pour lui-même, la cacophonie, la discordance, les maladies et la mort s’installent.
- action de séquençage chromosomique :Chaque cellule contient dans son cytoplasme un noyau dans lequel ont été décrits des centrioles minuscules, espaces aqueux renfermant un micro-cristal de quartz (SiO2). Ce micro-processeur biologique semble avoir pour fonction de « séquencer » les fragments d’ADN codant la synthèse protéique et sont donc indispensables à la fonction cellulaire spécifique (synthèse de protéines et macromolécules données) et à la reproduction cellulaire.
- la transmission de l’information :
Les théories sur la mémoire de l’eau ont permis d’établir qu’une certaine information circulait entre les molécules d’eau, qui représentent les deux tiers du corps humain.
Si on place une solution nutritive contenant des virus dans deux ballons de quartz et que l’on introduit dans l’un des ballons une solution d’huiles essentielles adaptées, le virus sera détruit et les constantes bio-électroniques – pH, rH2 et résistivité – seront équilibrées. Les mêmes réactions se produiront dans le deuxième ballon, ce qui s’explique par le fait que le quartz (dioxyde de silicium) laisse passer l’information sous forme de photons.
Bien que sous forme organique (lié à des acides aminés), le silicium a conservé dans un organisme vivant un certain nombre des caractéristiques inhérentes au quartz.
- nouvelles découvertes (concernant les anti-oxydants) :
La recherche est pauvre en travaux portant sur le silicium organique, peut-être parce que celui-ci était jadis difficile à doser et à étudier. Quelques travaux récents ont tout de même permis d’établir qu’il était fortement impliqué dans les mécanismes de fonctionnement de la vitamine C ou acide ascorbique, dont on connaît le puissant rôle anti-oxydant.
Le rôle anti-radicalaire du silicium organique peut aussi s’expliquer par les associations qu’il réalise avec certains polyphénols comme les flavonoïdes, pour former des complexes redox peut-être semi-conducteurs. Le silicium serait alors un des principaux acteurs des mécanismes complexes d’équilibre acido-basique, oxydoréducteur et de résistivité-conductibilité décrits par la bio-électronique de Vincent.
Equilibres dont on sait qu’ils conditionnent les états de santé ou de maladie.- la stéréochimie (action enzymatique) :
L’épidémie d’encéphalites spongiformes a largement démontré l’importance de la forme spatiale des macromolécules (stéréochimie), dont la fonction pouvait être altérée par une aberration de la structure 3D, sans modification de la composition chimique.
Là aussi intervient notre silicium organique, soit directement comme dans le cas de l’acide hyaluronique, soit indirectement par chélation des métaux toxiques qui se fixent sur les fonctions soufrées des protéines, comme certaines enzymes par exemple. Ces protéines au fonctionnement perturbé par la présence d’atomes indésirables se voient donc restaurées dans leur structure spatiale, et donc dans leur
fonction, par le silicium organique dont on constate encore une fois qu’il est impliqué dans tous les métabolismes.- la transmutation :
Jusqu’à ce qu’Einstein ne démontre la possibilité physique de la transmutation des corps simples dont les deux principales applications pratiques sont la bombe atomique et le réacteur nucléaire, ce phénomène était réservé au domaine ésotérique de l’alchimie.
Or ce phénomène physique n’est pas que du ressort des savants atomistes et ne libère pas forcément des quantités massives d’énergie – selon la formule universellement connue E=MC2 – puisqu’elle se produit de façon on ne peut plus naturelle et spontanée dans les organismes humains et animaux, ainsi que dans les oeufs fécondés.
Claude-Louis Kervran a développé une théorie selon laquelle un organisme vivant est capable de réaliser in vivo la transmutation des corps simples, en « fusionnant » un atome donné à un atome d’hydrogène ou d’oxygène. Ainsi sodium + oxygène = potassium, potassium + hydrogène = calcium, sodium + hydrogène = magnésium, magnésium + oxygène = calcium, silicium + carbone = calcium.
Selon cette théorie, en cas de carence en un élément donné, il est préférable d’éviter de supplémenter le sujet en élément manquant pour lui administrer le précurseur, l’organisme, athanor alchimique, fera le reste.
Pour en revenir aux oeufs fécondés, on a pu démontrer que la quantité de calcium entre le moment de la ponte et celui de l’éclosion était multipliée par 5, vraisemblablement par la transmutation du potassium présent en abondance dans le jaune, au moment de la ponte.
Un autre exemple de cet étrange et inexpliqué phénomène concerne les peuples du désert qui, bien que présentant des quantités normales de potassium dans le sang, les urines et la sueur, n’en absorbent pas par l’alimentation. Ce potassium provient dans ce cas du sodium consommé en abondance et transmuté in vivo.
On ne sait presque rien de cette transmutation biologique, si ce n’est qu’elle est probablement régulée par le silicium organique. Celui-ci a donc un rôle majeur dans l’adaptation de l’organisme à des situations de carences graves et même potentiellement mortelles.
4/ conclusions
Le silicium organique est indispensable à la vie, car il conditionne les échanges membranaires de toutes les cellules, permet le fonctionnement de toutes les enzymes, initialise tous les mécanismes anti-oxydants, participe activement à la détoxication et à la protection contre les substances délétères et oncogènes, régule la fréquence vibratoire de base de tout l’organisme et maintient l’équilibre des constantes bio-électroniques du corps.
III/ le parodonte, anatomie, histologie1/ le parodonte, rappel anatomique et histologique
Le parodonte qui étymologiquement désigne les tissus entourant la dent est une entité anatomique complexe parce que composée de trois tissus différents :
- tissu osseux (os alvéolaire et os basal du maxillaire et de la mandibule)
- tissu conjonctif (fibres gingivales et desmodontales formant les fibres de Sharpey, cément)
- tissu épithélial (épithélium jonctionnel ou attache épithéliale).
2/ os alvéolaire
L’os alvéolaire constitue la corticale interne des procès osseux du maxillaire et de la mandibule. Il est perforé de multiples pertuis laissant passage à de nombreux vaisseaux sanguins et lymphatiques, ainsi qu’à un réseau nerveux dense.
L’os alvéolaire sert d’ancrage aux fibres de Sharpey enrobées dans une couche de tissu fibreux. La face desmodontale abrite les ostéoblastes réunis en une couche de tissu ostéoïde à renouvellement relativement rapide, de l’ordre de 14 à 21 jours. L’os alvéolaire se continue par une zone d’os spongieux richement vascularisé et innervé, dont les espaces endostés abondants abritent de nombreuses cellules ostéogènes et quelques cellules à fonction immunitaire.
L’existence de l’os alvéolaire est conditionnée par la présence de l’organe dentaire dont l’avulsion provoque inéluctablement la résorbtion osseuse. La maladie parodontale, à ses stades avancés, provoque également une destruction évolutive de l’os alvéolaire.
3/ l’attache conjonctive
Elle est constituée par les fibres gingivales et desmodontales et par le cément.
La vascularisation du tissu conjonctif de l’attache est relativement importante par rapport à l’innervation limitée à quelques rares terminaisons libres pouvant parfois déborder dans la zone épithéliale. Les cellules immunitaires sont peu nombreuses, représentées par quelques neutrophiles et lymphocytes T.
On ne trouve à ce niveau ni kératinocytes, ni facteurs de kératinisation.
L’étude histologique a mis en évidence l’existence de trousseaux de fibres de collagène sans orientation précise, reliant cément et fibres de la gencive libre.
On trouve également des fibres de collagène organisées en un réseau très dense, unissant le cément à la crête alvéolaire et aux papilles interdentaires. Ces réseaux de fibres très intriquées solidarisent entre elles les organes dentaires, donnant à l’ensemble de l’arcade la cohésion et la souplesse d’une entité fonctionnelle apte à résister aux forces extérieures, notamment au cours de la mastication.
Les fibres desmodontales sont réunies en faisceaux denses ancrés au cément d’un côté, à l’os alvéolaire de l’autre. Ces faisceaux sont réunis et solidarisés par des fibes de collagène intermédiaires.
Le desmodonte comporte trois groupes principaux de fibres de collagène, horizontales, obliques et apicales et deux groupes annexes, le groupe de la crête alvéolaire et le groupe interradiculaire des pluriradiculées.
Le cément, bien que faisant anatomiquement et embryologiquement partie de l’organe dentaire, est considéré comme faisant partie du parodonte parce que servant d’ancrage aux fibres de Sharpey (desmodontales et gingivales).
Le cément est élaboré par les cémentoblastes, localisés dans le desmodonte et issus de cellules progénitrices (cellules souches) provenant de l’os alvéolaire et de cellules mésenchymateuses desmodontales indifférenciées.
4/ l’attache épithéliale
Appelée aussi épithélium jonctionnel, l’attache épithéliale correspond à la zone gingivale, d’une hauteur d’environ deux mm, qui entoure l’organe dentaire entre le fond du sulcus (jonction coronoradiculaire), la surface radicalaire et les fibres les plus superficielles du desmodonte.
Cette entité histologique comprend deux membranes basales, la membrane externe en relation avec le conjonctif gingival, la membrane interne adhérant à la dent par un réseau complexe de fibres (laminine, fibronectine, ténascine).
Les kératinonytes présents au niveau des membranes basales, riches en structures cohésives type tono-filaments et hémi-desmosomes en perpétuels destruction et reconstruction, sont particulièrement sensibles à l’action délétère des métaux lourds, de part leur richesse en ponts disulfures et de la grande affinité chimique existant entre atomes de soufre et atomes de mercure, plomb ou cadmium.
Limitée à quelques couches de cellules en direction apicale, l’attache épithéliale s’épaissit au niveau coronaire jusqu’à compter de 15 à 30 assises de cellules.
IV/ la maladie parodontale1/ mécanismes pathologiques
Nous venons de le rappeler, les structures histologiques soutenant l’organe dentaire sont fragiles, sensibles à de nombreux agents agresseurs et peuvent être entraînées dans un processus pathologique de destruction le plus souvent évolutif et irréversible en dehors d’une action thérapeutique médicamenteuse, chirurgicale ou médico-chirurgicale.
Les facteurs d’agression sont multiples, toujours associés à une prolifération microbienne. Ils peuvent être localement traumatiques (plaque dentaire, tartre, brossage excessif, tabagisme) ou micro-traumatiques (mauvais articulé, bruxisme).
Le rôle de l’alimentation est prépondérant, notamment en ce qui concerne la consistance de la nourriture. Nous avons personnellement réalisé une étude paléopathologique sur un groupe de momies égyptiennes qui présentaient toutes une usure importante des surfaces occlusales en même temps qu’une dégénérescence marquée des tissus de soutien (surtout visible au niveau du tissu osseux résiduel et extrapolable aux tissus conjonctifs et épithéliaux), alors que l’alimentation des populations concernées était particulièrement molle (pain artisanal, poissons et légumes bouillis).
En fait une alimentation molle, comme celle que nous connaissons aujourd’hui, surtout par cuisson excessive, favorise les contacts prolongés entre les dents des arcades antagonistes et accélère ainsi l’usure, tandis que le parodonte, moins sollicité, involue comme peut le faire un muscle en hypofonction.
La destruction du parodonte connaît plusieurs stades évolutifs et la réponse thérapeutique variera en fonction de la gravité des atteintes, le stade ultime se soldant par l’avulsion pure et simple de l’organe dentaire et l’éventualité d’une réparation prothétique fixe ou mobile, ou par une technique implantaire.
La première structure atteinte, par action enzymatique microbienne (destruction des hémi-desmosomes et tono-filaments) et infiltration inflammatoire, est l’attache épithéliale qui migrera progressivement en direction apicale.
Les traitements chirurgicaux vont du simple détartrage pour les cas les plus simples au curetage des poches et surfaçage radiculaire (élimination des tissus lésés), et à la greffe osseuse ou gingivale dans les cas plus sévères, voire aux traitements prothétiques dans les situations désespérées. Les techniques de RTG (régénération tissulaire guidée) et ROG (régénération osseuse guidée) apportent de grands espoirs dans la restauration de la fonction de l’attache parodontale.
Ces traitements peuvent être associés à une cure médicamenteuse, antibiothérapie, anti-inflammatoires, et éventuellement facteurs de croissance, dérivés de la matrice de l’émail – toujours en cours d’étude – destinés à stimuler les réactions biologiques de restauration naturelle.
2/ la cicatrisation et le traitementLes actions thérapeutiques ont pour vocation de favoriser les mécanismes natuels de cicatrisation.
Au niveau de l’attache épithéliale, la cicatrisation passe d’abord par l’ élimination microbienne et des infiltrats inflammatoires. Le thérapeute devra éliminer les facteurs traumatiques (plaque dentaire et tartre) par un détartrage soigneux et une motivation destinée à impliquer le patient et à le responsabiliser dans son traitement (prévention des récidives).
Le praticien devra également assainir cette zone gingivale en éliminant l’épithélium altéré, ce qui permet une nouvelle adhérence au niveau apical des poches. Aujourd’hui, les nouvelles techniques dites procédures de régénération tissulaire guidée permettent de limiter la profondeur des poches et la longueur de la nouvelle attache (dans les cas les plus favorables).
L’étape initiale de la cicatrisation à ce niveau passe par la migration des cellules de l’épithélium buccal périphérique, avec une synchronicité parfaite entre les cellules et une intense activité de synthèse protéique intracytoplasmique.
Cette migration cesse en même temps que sont fabriqués les nouveaux hémidesmosomes, dès le contact avec la surface dentaire.
Au niveau gingival, les mécanismes de cicatrisation suivent un schéma tout à fait classique : formation du caillot, différenciation des cellules progénitrices, migration des kératinocytes puis des fibroblastes, à partir de l’épithélium et du tissu conjonctif périphérique, arrêt de la migration au contact des premières fibres conjonctives, reconstruction de tissu sain néofotmé (division cellulaire, synthèse du collagène, production de matrice extracellulaire…).
Au niveau cémentaire le problème est plus complexe et si les premiers traitements consistaient à éliminer le cément lésé de façon à mettre à nu la dentine saine, on préfère aujourd’hui soit l’exciser partiellement, soit le nettoyer par brossage léger ou avec des acides organiques faibles, soit lui faire subir une désinfection douce aux ammoniums quaternaires ou au chlorhydrate de tétracycline.
La régénération tissulaire guidée ou RTG permet d’obtenir la formation d’un néocément, cette néoformation pouvant être optimisée par l’emploi de facteurs de croissance, surtout les BMP (bone morphogenic proteins ou protéines osseuses morphogéniques). Par contre il se formera toujours, entre cément ancien et néocément, une couche de matériel granulaire accumulé.
Au niveau desmodontal, le réattachement ne peut avoir lieu qu’en dessous de l’épithélium jonctionnel, sauf si le praticien applique les techniques de RTG (régénération tissulaire guidée) et de ROG (régénération osseuse guidée) permettant une cicatrisation desmodontale optimale.
Au niveau osseux, la cicatrisation passe par une synthèse initiale de fibres de collagène qui formeront la matrice servant d’assise à la calcification.
V/ importance fondamentale du silicium organique dans les mécanismes de réparation parodontale1/ la cicatrisation, une stratégie globale de reconstruction tissulaire
Quel que soit le siège de la lésion, la cicatrisation est un ensemble de mécanismes complexes qui se complètent et s’interpénètrent dans une logique de stratégie globale et surtout cohérente et harmonieuse. Parmi tous ces mécanismes impliqués
nous trouvons différents processus fondamentaux, également placés sous la dépendance du silicium :- communication accrue entre les cellules et les différents facteurs impliqués, afin d’assurer la cohérence de la cicatrisation, tant au niveau de l’initialisation que de son déroulement et de son dénouement
- prolifération cellulaire par différenciation des cellules souches et mitose
- optimisation du métabolisme ( régulation enzymatique et optimisation des échanges membranaires, accroissement de la synthèse protéique)
- action sur le tissu conjonctif et osseux (stimulation de la synthèse du collagène et optimisation du métabolisme phosphocalcique)
- stimulation de l’angiogenèse
- gestion des mécanismes d’oxydation
- implication des mécanismes immunitaires.
Nous avons longuement développé les rôles, actions et mécanismes d’action du silicium organique dans le cas général, nous nous contenterons donc de faire un bref rappel explicitant son impact dans les mécanismes de la réparation du tissu parodontal.
2/ silicium et transmission de l’information
La réparation des tissus lésés, quels qu’ils soient, fait appel à plusieurs mécanismes distincts qui nécessitent un développement cohérent, synergique, impliquant des communications complexes entre cellules de nature très diverses (conjonctives, épithéliales, mésenchymateuses, cellules souches et progénitrices, ainsi qu’une communication étroite entre les facteurs physico-chimiques de la reconstruction tissulaire (hormones, neurotransmetteurs, enzymes, oligo-éléments, facteurs de croissance…).
Nous avons vu que le silicium organique jouait un rôle essentiel dans la transmission de l’information, d’une part du fait de ses capacités caractéristiques des structures cristallines à induire une vibration régulière et un phénomène de résonance, d’autre part en véhiculant un message par l’intermédiare des molécules d’eau, ainsi que tendent à le démontrer les travaux et recherches menés pendant près de trente
années par Jacques Benvéniste (« la mémoire de l’eau »).Cette information est fondamentale notamment au moment des phases initiales de la cicatrisation, au début des migrations cellulaires, les kératinocytes ayant leur origine dans l’épithélium gingival et les fibroblastes étant d’origine soit osseuse soit desmodontale.
Les récentes découvertes du LAIM sont là pour nous permettre d’attribuer la responsabilité de la transmission de cette information au silicium organique, dont on sait par ailleurs qu’il agit en synergie avec le zinc et le cuivre dans les processus de réparation tissulaire.
3/ prolifération cellulaire par différenciation des cellules souches et mitoses
Chaque cellule contient au niveau du noyau un centriole renfermant un « microprocesseur » SiO2 responsable du séquençage chromosomique codant tous les mécanismes de synthèse protéique, responsable de l’induction des mécanismes de différenciation des cellules souches et de la division cellulaire.
Lors des mécanismes de réparation, synthèse protéique, différenciation et mitose connaissent une augmentation importante indispensable à la reconstruction et au remplacement des tissus détruits. Là aussi la carence en silicium serait préjudiciable à une fonction équilibrée et efficace.
4/ optimisation du métabolisme
La cicatrisation du parodonte – comme celle de tous les tissus – s’accompagne d’une augmentation importante de tous les mécanismes biologiques, échanges membranaires, activité enzymatique, synthèse protéique dont on sait qu’ils sont gérés par le silicium.
Tous les tissus parodontaux sont concernés, attache épithéliale, attache conjonctive (desmodonte et cément), os alvéolaire.
5/ action sur les tissus conjonctif et osseux
Le silicium agit de façon préférentielle sur la synthèse du collagène et sur l’équilibre du métabolisme phosphocalcique, ainsi que sur l’élaboration de la matrice extracellulaire, qui sont partie intégrante de la réparation parodontale.
Cette action concerne bien entendu la néocémentogenèse, la synthèse de nouvelles fibres desmodontales et gingivales, la restructuration du tissu osseux (synthèse du collagène et calcification secondaire).
6/ stimulation de l’angiogenèse
Le silicium est un facteur important dans l’élaboration de nouveaux vaisseaux sanguins, parties intégrantes des tissus néo-formés et indispensables à une bonne vascularisation indispensable à l’apport en nutriments et en éléments énergétiques, ainsi qu’à l’évacuation des déchets métaboliques (gaz carbonique, acide lactique, radicaux libres).
7/ gestion des mécanismes d’oxydationLe métabolisme cellulaire, surtout par les réactions d’oxydation inhérents à la combustion du glucose et à la production d’énergie sous forme d’ATP (adénosine triphosphate synthétisée au cours du cycle de Krebs se produisant au coeur des mitochondries) libère d’importantes quantités de radicaux libres qui doivent être éliminés au fur et à mesure de leur libération, sous peine d’induire des lésions cellulaires synonymes de vieillissement accéléré, voire de cancérisation.
Cette production de radicaux libres s’accélère bien évidemment quand les nécessités de la réparation tissulaire s’accompagnent d’un accroissement du métabolisme.
Parce que le silicium est l’élément clef du fonctionnement des anti-oxydants, notamment parce qu’il intervient dans la synthèse du plus indispensable d’entre eux, le glutathion, mais aussi parce qu’il fonctionne en synergie avec tous les autres antioxydants (vitamine C, vitamine E, bêta-carotène, zinc, cuivre, sélénium…), il est d’une importance capitale de maintenir des taux élevés en cet élément majeur. Là aussi c’est à tous les niveaux histologiques et à toutes les étapes de la cicatrisation que la lutte anti-radicalaire doit être confortée par un apport en silicium.
8/ implication dans les mécanismes immunitaires
Le silicium est un élément clef dans la gestion des phénomènes inflammatoires et dans toutes les activations des cellules immunitaires, lymphocytes B et T, macrophages, NK cells (cellules tueuses naturelles) et des facteurs de l’immunité humorale (immunoglobulines, cytokines, protéines du complément).
La fonction immunitaire est partout présente au sein du parodonte puisque tous les tissus sains disposent d’un arsenal de défense plus ou moins important, même en l’absence de lésions, avec peut-être une concentration plus importante au niveau des zones les plus exposées (attache épithéliale) et au niveau de l’os alvéolaire dont on peut supposer qu’il fait office de réserve en éléments immunitaires, en cas de besoin.
9/ intérêt en implantologie
Quand les lésions parodontales ont atteint un degré irréversivle ou quand la lésion carieuse oblige à l’avulsion de l’organe dentaire, le maintien de la fonction masticatoire, esthétique et phonétique implique une restauration prothétique.
L’option de choix reste la pose d’un ou plusieurs implants. Et même si l’évolution des techniques chirurgicales, la recherche d’une histocompatibilité maximale, le maintien d’une hygiène stricte pendant les soins et l’implication active du patient dans une gestion efficace d’une hygiène bucco-dentaire quotidienne permettent de restreindre les échecs au-dessous du seuil des cinq pour cent, il reste primordial d’asseoir la restauration implantaire sur des bases parodontales fiables.
Par ses multiples actions physiologiques, biochimiques et microvibratoires, le silicium apporte à l’implant nouvellement posé toutes les chances d’une ostéointégration réussie.
10/ complexe phyto-actif et observations cliniquesToutes les données théoriques s’appuient bien entendu sur diverses expérimentations réalisées soit in vivo chez l’homme et l’animal, soit in vitro. De plus de nombreuses observations cliniques ont été faites (Giniaux 2001) sur l’animal, partant de l’introduction dans l’alimentation quotidienne d’un complexe associant une source naturelle de silicium à plusieurs extraits végétaux, et que nous appellerons supplémentation phyto-active nutritionnelle ou SPAN pour la commodité de l’exposé :
- coquille d’oeuf et membrane uvéale (sous-coquillière) lyophilisées, naturellement riches en silicium organique et en calcium bio-dynamique
- extrait végétal d’ortie noire (Urtica atrovirens), d’action reminéralisante (richesse naturelle en silicium colloïdal, en sels minéraux et oligo-éléments) et anti-oxydante
- extrait végétal de cassis (Ribes nigrum), reminéralisant et anti-oxydant
- extrait végétal de gingko biloba, protecteur de la micro-circulation et antioxydant
- poudre de graines de coriandre (Coriandrum sativum), qui potentialise les autres actifs en leur permettant de franchir les membranes cellulaires par ouverture des puits ioniques, elle est de plus fortement détoxiquante.
Cette supplémentation nutritionnelle, qui n’entre pas dans le cadre d’un traitement médicamenteux à proprement parler, a été administrée à de nombreux chiens et chevaux, ce qui a permis de tirer un certain nombre de conclusions :
- l’utilisation préventive de la SPAN permet d’éviter totalement l’apparition de fractures de fatigue (appelées « shines » dans le monde équestre) pourtant presque inévitables chez les jeunes chevaux à l’entraînement, ce qui semble souligner une action de protection au niveau du tissu osseux et particulièrement au niveau de la corticale
- la SPAN permet de diviser par deux le temps de consolidation des fractures chez les chiens
- la SPAN réduit de façon sensible le temps de cicatrisation des lésions traumatiques ou chirurgicales chez le chien, y compris au niveau buccal (curetage gingival profond et détartrage, ablation de tumeurs bénignes ou malignes, fractures mandibulaires)
- sur un groupe de sept chiens âgés présentant des signes de maladie parodontale liée à la présence de tartre, un détartrage profond a été réalisé, conjointement avec une supplémentation alimentaire phyto-active. La SPAN a permis d’obtenir une cicatrisation visiblement beaucoup plus rapide et complète que chez des sujets témoins n’ayant subi que le détartrage
- chez les chiens âgés à mobilité réduite par arthrose de la hanche, la SPAN a permis dans quatre cas sur cinq environ de supprimer toute médication antiinflammatoire (cortancyl).
Bien sûr ces observations ne sont que des constats cliniques d’une pratique vétérinaire quotidienne et n’ont aucune valeur épidémiologique.
Aujourd’hui d’autres études sont en cours, toujours dans le domaine de la médecine vétérinaire, et de façon plus formelle, afin de mettre en évidence l’intérêt des compléments alimentaires – surtout à base de silicium et d’extraits végétaux – comme adjuvants des traitements médicaux chirurgicaux.
VI/ conclusion, les perles du collier d’IndraUne légende hindoue nous raconte la légende du collier d’Indra, composé d’un nombre infini de perles d’une eau si pure qu’en chacune d’elles toutes les autres se reflètent à l’infini.
Et bien les cellules de notre corps sont comme les perles du collier magique d’Indra, qui communiquent entre elles en permanence grâce à la vibration harmonique parfaite induite par les atomes de silicium et véhiculée par les molécules d’eau dont nous sommes composés à soixante-dix pour cent.
Quand la philharmonie règne, le corps est en santé parfaite, quand la dysonnance s’installe, s’installe aussi la maladie pouvant aboutir à la mort.
Le silicium organique est le maître d’oeuvre et le chef d’orchestre des phénomènes biologiques. Et parce que notre alimentation industrielle et toxique est de plus en plus carencée en cet élément fondamental de la vie, le vieillissement s’installe progressivement et avec lui tout une kyrielle de pathologies dégénératives, traumatiques, infectieuses, dont la maladie parodontale qui nous occupe ici.
Jadis, avant que l’industrialisation en croissance exponentielle ne nous éloigne de la vie naturelle, nous consommions abondamment plantes et fruits sauvages – véritables clefs de la santé et de la longévité, encore aujourd’hui chez les peuples méditerranéens en général et les Crétois en particulier – riches en silicium organique puisé au coeur d’un sol qui se renouvelait au rythme fixé par la nature.
Par la culture intensive l’Homme a épuisé les sols, et les a secondairement « enrichis » artificiellement à grand renfort d’engrais chimiques toxiques et incapables de nous apporter les éléments qui nous font cruellement défaut, la pire des carences concernant le silicium.
Certaines plantes sauvages comme la prêle (Equisetum arvense) l’ortie (Urtica dioica ou atrovirens) le cassis (Ribes nigrum) en sont encore riches mais difficiles à introduire dans une alimentation quotidienne. Heureusement certains chercheurs ont mis au point des complexes équilibrés, associant extraits végétaux et silicium organique pour une efficacité maximale et dans un respect absolu des principes biologiques.
Il est trop tard aujourd’hui pour inverser les tendances de notre alimentation catastrophe, ou plus exactement le retour à une logique naturopathe ne pourra se faire que progressivement, sur plusieurs générations d’Hommes dont on doit espérer qu’ils connaîtront bientôt un réveil de conscience.
En attendant ce réveil qui peut-être n’aura jamais lieu, le thérapeute doit s’habituer à intégrer dans ses traitements une éthique nouvelle, faite d’une approche holistique et globale de la maladie, et se souvenir face à chaque nouveau cas clinique que soigner une pathologie ne suffit pas si le traitement n’englobe pas l’intégralité du patient.
Paracelse, médecin alchimiste suisse du Xvème siècle, bien connu pour ses travaux sur les toxiques – on lui doit la formule, erronée, « la dose fait le poison » - affirmait qu’ il ne pouvait y avoir deux traitements identiques, parce qu’il n’y avait pas deux malades identiques.Samuel Hahnemann, à la fin du XVIIIème siècle, a fondé l’homéopathie sur l’adaptation des traitements aux caractéristiques individuelles du patient, et Claude Bernard affirmait quelques décennies plus tard que « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».
Cette prise en compte de la globalité du patient dans toute thérapie implique un autre corollaire, celui de la participation active de celui-ci et son implication personnelle dans le traitement. A notre époque où se développe de plus en plus une logique sociologique d’assistanat, le pari n’est pas gagné d’avance !
Et ce respect du patient est une des gloires – et non des moindres - des praticiens en parodontie – en même temps qu’une grande avance sur presque toutes les autres disciplines médicales, puisque la motivation du patient, ce sont eux qui l’ont inventée !
VII/ bibliographie1/ « le silicium organique », LAIM, éditions Msanté, 2002
2/ « transmutations biologiques et physique moderne », Claude Louis Kervran, éditions Maloine, 1982
3/ « biologie, médecine et physique quantique », R. Cannenpasse-Riffard, éditions Médecine et Sciences, collection résurgence, 2002
4/ « traité de phytothérapie clinique », C. Duraffourd et J.C. Lappraz, éditions Masson, 2002
5/ « les plantes médicinales », B. Arnal-Schnebelen, P. Goetz, M. Paris, éditions sélection du Reader’s Digest, 2004
6/ « ma vérité sur la mémoire de l’eau », Jacques Benvéniste, éditions Albin Michel, 2005 (ouvrage posthume)
7/ « use of Emdogain in the traitment of deap intrabony defects : 12-month clinical results, histologic and radiographic evaluation, Int J Periodontics Restorative Dent., 20 (6):584-595, 2000
8/ “periodontal regeneration: potential role of bone morphogenic proteins, J. Periodontal Restauration, 29 (4):225-235, 1994
9/ “questions d’internat en parodontologie N° 103, cicatrisation parodontale, réattache, nouvelle attache”, http://www.odonto.univ-rennes1.fr, 2004
10/ « les biomatériaux et substances spécifiques de la reconstruction parodontale », idem question 116
11/ « la régénération tissulaire guidée », idem question 125
12/ « l’eau et la biodynamique, silicium et phyto-spagyrie », Christophe Girardin Andréani, conférence Ajaccio 2005.
13/ « l’alimentation ou la troisième médecine », Jean Seignalet, éditions François-Xavier de Guibert, 2001
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Christophe Girardin Andréani
I Petri Bianchi <20144 Sainte Lucie de porto Vecchio