Lycium barbarum L.
Le GOJI de l ‘Himalaya
Spina santa<<<<<<<<<<< Lyciet commun
Lycium barbarum, le lyciet commun, appelé aussi épine du Christ – Spina santa en Corse – a fait l’objet d’une utilisation traditionnelle séculaire dans les îles méditerranéennes où les guérisseurs de village vantaient ses vertus antispasmodiques.
En Chine et au Tibet, depuis des millénaires, les lamas médecins et autres thérapeutes lui ont attribué mille vertus.
Le secret de longévité du peuple Hunza
La légende…Il y a plus de mille ans déjà, dans une lointaine vallée himalayenne où vivait un peuple connu pour son exceptionnelle longévité et l’incroyable vitalité de ses vieillards, que les lamas médecins avaient compris le rôle fondamental joué, dans le maintien de la santé physique et mentale, par une minuscule baie rouge appelée goji, d’un mot dialectal signifiant bonheur !
La légende raconte qu’au bord d’un puits jouxtant un vénérable temple bouddhiste se dressait un arbuste dont les baies rouges, arrivées à maturité, tombaient dans l’eau. En sortant du temple après avoir prié, les fidèles buvaient une tasse de cette eau imprégnée des vertus des baies de goji, ce qui leur assurait une santé florissante, jusqu’à un âge très avancé…
Aujourd’hui, la science occidentale redécouvre la miraculeuse petite baie rouge…
Histoire et botanique
Le lyciet commun ou lyciet de Barbarie – Goji de l’Himalaya, Lycium barbarum L. – est une plante naturellement répandue dans de nombreuses régions du globe. De la famille des solanacées, le genre Lycium regroupe plusieurs dizaines d’espèces, dont les plus connues sont Lycium chinense et Lycium barbarum.
Lycium chinense, encore appelé kuko ou épine du Christ, est cité dans des textes chinois très anciens comme le Shen’nong Bencaojing, traité datant du premier siècle après JC, ainsi que dans un poème remontant à la dynastie chinoise Tang (618 – 907 après JC). Nous avons personnellement trouvé mention de Lycium barbarum dans un récit de voyage publié vers 1880 par un ethnologue anglais du nom de Hurst, qui en parlait en ces termes :
« Toutes les maladies de l’homme semblent pouvoir être guéries par cette plante cadeau des Dieux, jusqu’à la vieillesse et à la mort, retardées bien au-delà des limites que nous connaissons en Angleterre… »
Les Lyciets sont des arbustes mesurant de 1 à 3 mètres de haut, à feuilles caduques, à fleurs violettes en corolle, fournissant des petites baies rouges (gojiberries ou wolfberries).
Les médecines traditionnelles tibétaine, chinoise, ayurvédique, utilisent baies et racines depuis des millénaires, et revendiquent pour cette plante des actions miraculeuses au niveau du foie, du système cardiovasculaire et nerveux, de la régulation de l’humeur et de la vision, et au niveau de la vitalité et de la longévité.
Les découvertes récentes et les analyses mettant en évidence une richesse exceptionnelle en anti-oxydants, vitamines, caroténoïdes, oligo-éléments, éléments polysaccharidiques immuno-stimulants, semblent confirmer l’intérêt du genre Lycium en phytothérapie, particulièrement Lycium barbarum et chinense.
Validation scientifique
Depuis 1991, les scientifiques chinois ont procédé à de multiples études (89 à ce jour) visant à objectiver les effets bénéfiques d’une consommation quotidienne.
Par ailleurs, depuis 1974, un institut de recherche botanique tibétain, dirigé par des lamas médecins, multiplie depuis 1974 de nombreuses observations qui toutes confirment les effets bénéfiques traditionnellement attribués au GOJI.
les études principales ont porté sur :
l’action anti-âge générale (coeur, foie, reins, cerveau, système musculaire, articulaire et ostéoligamentaire, libido),
la régulation de la glycémie et du cholestérol
le contrôle du métabolisme et du cycle de la vie cellulaire (par activation des mécanismes de l’apoptose, de la stimulation des NKcells chargées de détruire les cellules déficientes, par protection contre les radicaux libres),
la stimulation des défenses naturelles,
la lutte contre le vieillissement précoce (parstimulation de l’hormone de croissance), la régulation de l’humeur et du sommeil (par action sur les neurotransmetteurs cérébraux),
la régulation de l’équilibre acido-basique,
la détoxication,
l’équilibre alimentaire (en luttant contre les points noirs de l’alimentation industrielle : toxicité, déséquilibres, carences, oxydation, acidose).
Christophe Girardin-Andréani,
diplômé de la faculté de chirurgie dentaire de Nancy
et de la faculté de médecine de Lyon,
conférencier et chercheur indépendant,
responsable de l’unité de recherche agronomique, phytologique et écologique
PHYTOCORSA et de l’association Funtana linda.