LES PEPTIDES TRIFOLIES
l’existence des peptides trifoliés comme preuve
de la toxicité des amalgames dentaires
réponse phyto-active à l’intoxication
____________________________________________________________________________________________________________________christophe girardin andréani <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<phytocorsa@wanadoo.fr
première partie :
hypothèse nouvelle sur l’étiopathogénie du syndrome alimentaire d’intoxication et implication thérapeutique quant à l’utilisation des actifs végétaux, de la spiruline, de la chlorelle, du MSM et du silicium organique dans les traitements détoxiquantsimplication des métaux dentaires dans les mécanismes pathologiques liés à la perte de l’intégrité de la muqueuse de l’intestin grêle troubles du comportement chez l’enfant et l’adulte, troubles nutritionnels, troubles digestifs, maladies auto-immunes et neuro-dégénératives)
deuxième partie :
pour une méthode phyto-active de détoxication, alimentation raisonnée et supplémentation
TABLE DES MATIERESpremière partie
l’amalgame dentaire, principal responsable du syndrome digestif
1/ introduction
2/ anatomo-physiologie de la muqueuse du grêle
3/ la contamination par les métaux lourds, cinétique dans l’organisme
4/ le mécanisme communément admis du syndrome digestif
5/ une nouvelle hypothèse
6/ conséquences thérapeutiques
7/ conclusions
deuxième partie
une méthode phyto-active de détoxication, protocole simplifié de mise en place
1/ les principes de base
2/ la détection
3/ protocoles de détoxication
4/ fiche de suivi
5/ le régime alimentaire hypotoxique
6/ la consultation et la prescription
PREMIERE PARTIE :
l’amalgame dentaire, principal responsable du
syndrome digestif
1/ introduction :
Le développement de multiples pathologies autrefois inconnues ou peu représentées sur le plan épidémiologique, tant en termes ’incidence que de prévalence, a forcé les chercheurs à imaginer de nouveaux mécanismes étiopathogéniques.L’étude des maladies auto-immunes ou de l’autisme notamment a révélé l’importance primordiale du facteur alimentaire dans maints processus pathologiques. D’autres recherches ont souligné l’importance du facteur toxicologique lié à l’omniprésence dans l’environnement de substances toxiques (du grec toxicos signifiant à peu près « bon pour les flèches ») surtout représentées par les métaux lourds, ceux-ci agissant soit directement en se fixant sur les cellules, soit indirectement en se fixant sur les enzymes digestives, aggravant de ce fait le
problème lié à l’alimentation moderne inadaptée.Ces deux facteurs, alimentaire et toxicologique, s’interpénètrent vraisemblablement dans un schéma polyéthiologique qui passe obligatoirement par la perte de l’intégrité de la muqueuse intestinale, première étape a priori inattendue de pathologies aussi variées que l’autisme de l’enfant, la schizophrénie de l’adulte, toute une gamme de troubles comportementaux variés, toutes ou presque toutes les pathologies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, certaines maladies thyroïdiennes…), et peut-être des maladies neuro-dégénératives comme Parkinson ou Alzheimer.
Une découverte récente (1996) concernant des éléments majeurs du métabolisme intestinal, les peptides trifoliés, nous amène à penser que peut-être le facteur primordial et initial de ce que Jean Seignalet avait choisi d’appeler le « syndrome digestif » n’est pas le facteur alimentaire mais plutôt le facteur toxique représenté par l’ingestion de métaux lourds.
Cette hypothèse, si elle se vérifie, confirmera l’implication des amalgames et métaux dentaires dans une grande majorité de troubles pathologiques divers, nous forcera à revoir nos stratégies thérapeutiques, de façon radicale et drastique, et nous obligera à insister lourdement sur la phase intestinale de la détoxication. Mais surtout, dans ce cas précis du syndrome digestif plus que dans toute autre pathologie, la prévention prendra une place majeure et passera par l’abandon pur et simple de l’amalgame dentaire en tant que technique de restauration coronaire de l’organe dentaire, une technique obsolète et dangereuse qui déjà, lors de son invention il y a plus de cent cinquante ans, avait fait l’objet des plus âpres controverses.
2/ anatomo-physiologie de la muqueuse de l’intestin grêle :
La muqueuse intestinale du grêle est un filtre sélectif qui laisse passer dans la circulation générale des nutriments simples non toxiques, acides aminés, acides gras, sucres simples, oligo-éléments et sels minéraux, vitamines. Par ailleurs elle bloque les substances toxiques ou
antigéniques de poids moléculaire important ou moyen, formant ainsi quand elle est intègre une efficace ligne de défense contre les agresseurs venus de l’extérieur. Les recherches physiologiques ont démontré que chez un sujet sain, quelques rares peptides pouvaient franchir la barrière intestinale, mais en quantité insuffisante pour provoquer une quelconque pathologie (moins de 1 pour mille).La muqueuse du grêle est un élément clef du syndrome digestif, puisque l’essentiel des nutriments qui nous permettent de nous construire, de nous reconstruire en permanence et de fonctionner doit d’abord la franchir avant d’atteindre nos cellules. Mais la muqueuse du grêle est une barrière sélective qui doit trier le bon grain de l’ivraie, laisser passer les nutriments indispensables et stopper les substances toxiques ou antigéniques.
L’épithélium tapissant la lumière de l’intestin grêle, organisé en une alternance de villosités et de cryptes dont la surface totale dépasse chez un sujet adulte les cent mètres carrés (600 mètres carrés si on tient compte de la bordure en brosse des entérocytes, soit la surface d’un
terrain de foot-ball) est composé d’une muqueuse formée d’une seule couche de cellules surtout représentées par les entérocytes parmi lesquels se trouvent disséminées les cellules à mucus. Ces dernières fabriquent des mucines en grand nombre et des molécules protéiques
protectrices et réparatrices, les peptides trifoliés. Composés de six molécules de cystéine réunies par des ponts disulfures, ces peptides présentent une forme spatiale complexe qui les fait ressembler à un trèfle à trois feuilles (d’où leur dénomination) structure compacte leur
permettant de résister aux attaques des enzymes protéolytiques.La fonction majeure des peptides trifoliés est double, elle consiste d’une part à protéger la muqueuse intestinale et d’autre part à accélérer sa réparation, en cas de lésions souvent multiples et conséquences d’une alimentation agressive parce qu’inadaptée et/ou toxique.
L’existence de ces peptides trifoliés est connue depuis peu et à notre connaissance n’est dans la littérature scientifique citée que par quelques rares auteurs :- Sands et Podolsky en 1996 (the trefoil peptide family in Annual revue of Physiology)
- Amiranof également en 1996 (le peptide « en feuille de trèfle », protecteur de l’intestin agressé, Médecines/Sciences)
- Seignalet en 2001 (l’alimentation ou la troisième médecine, François-Xavier de Joubert éditeur).
L’absence de consensus entre les diverses disciplines scientifiques et l’excès de spécialisation ont empêché que soit fait le rapprochement entre l’importante teneur en soufre de ces peptides et un mécanisme pathologique possible en relation avec l’affinité des métaux lourds pour cet élément simple, affinité telle qu’elle permet la fixation de ceux-ci tant au niveau des groupements thiols libres qu’au niveau des ponts disulfures (après rupture de ceux-ci).
Nous devons en effet garder en mémoire que le principal mécanisme de toxicité des métaux lourds repose sur cette affinité chimique, le soufre étant un élément majeur de la matière vivante au même titre que le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote. La présence de soufre
dans presque toutes les molécules organiques surtout les protéines contenant des acides aminés soufrés (méthionine, cystéine, taurine) explique que l’impact toxique se fasse à de multiples niveaux (matériel chromosomique, enzymes, membranes cellulaires, glutathion et
mécanismes de lutte contre les radicaux libres, protéines de structure et de fonction…).Nous nous limiterons ici à évoquer les conséquences de la fixation du mercure dentaire sur les peptides trifoliés intestinaux.
3/ la contamination par les métaux lourds, cinétique dans l’organisme :3-1/ les voies de pénétration dans l’organisme :
Les métaux lourds et les autres métaux toxiques en général, omniprésents dans l’environnement, contaminent l’être humain par contact cutané (cosmétiques aux sels d’aluminium, certains désinfectants), par injection directe par la voie sanguine ou transdermique (vaccins), par inhalation (poussières, fumées et vapeurs), par ingestion (aliments solides et boissons contaminées, amalgames dentaires, certains médicaments comme les pansements gastriques, intoxications accidentelles ou empoisonnements, lait maternel contaminé par le mercure dentaire), par transmission materno-foetale transplacentaire.
Les conséquences toxicologiques de la contamination d’un organisme par les métaux lourds diffèrent suivant la voie d’entrée. On peut grosso modo distinguer deux cas de figure concernant d’une part les métaux lourds qui se retrouvent dans la circulation générale (contact
cutané, injection directe, inhalation, passage transplacentaire), d’autre part ceux qui envahissent le tube digestif (et dont une faible partie finira par rejoindre la circulation générale).Quand la contamination passe dans la circulation générale sans passer par le tube digestif, les métaux lourds rejoignent les cellules où ils se fixent aux membranes, aux enzymes, au matériel génétique. Le fonctionnement de la cellule est perturbé voire stoppé par blocage des échanges membranaires et des réactions enzymatiques. Suivant le type de cellule contaminée, les signes cliniques seront différents, représentés par des manifestations hépatiques, rénales, neurologiques… Fixés au matériel génétique, les métaux toxiques peuvent provoquer des mutations cancérigènes ou la mort cellulaire par apoptose.
Quand la voie d’entrée de la contamination est le tube digestif (contamination par voie orale), ce qui est le cas notamment avec les eaux riches en plomb venant d’anciennes canalisations ou avec les quinze à vingt microgrammes (estimation basse) de mercure ingérés en moyenne chaque jour par les porteurs d’amalgames dentaires (chiffres de l’OMS), les peptides trifoliés et les enzymes digestives sont les premières molécules soufrées à entrer en contact avec ces polluants et à les fixer.
Les conséquences sont immédiates et expliquent l’impact considérable des intoxications par les métaux lourds sur le syndrome digestif :
- en ce qui concerne les enzymes digestives, celles-ci déjà inefficientes par rapport aux molécules inconnues de l’alimentation moderne sont modifiées dans leur structure stéréochimique et physique par les métaux lourds, ce qui augmente d’autant leur inefficacité
- en ce qui concerne les peptides trifoliées, ceux-ci sont également modifiés dans leur structure spatiale sur laquelle repose leur résistance aux enzymes protéolytiques. Non seulement ils perdent leur efficacité protectrice et réparatrice sur la muqueuse du grêle, mais on peut aussi supposer qu’en ayant subi une modification de leur structure protectrice, ils deviennent largement vulnérables à l’action destructrice des protéases.
Le résultat immédiat est une muqueuse intestinale fragilisée parce que non protégée et non réparée en cas de lésion, bloquant le passage de nutriments indispensables et laissant passer de nombreuses substances toxiques comme les peptides opioïdes issus du métabolisme du gluten et de la caséine, ou comme des substances an
L’étude épidémiologique de Tûbingen, réalisée en 1996 sur 20 000 porteurs d’amalgames, et l’étude in vivo de Vimy (réalisée en 1990 par un expert de l’OMS et portant sur cinq brebis gestantes) démontrent sans contestation possible que les amalgames dentaires sont la principale source de mercure ingéré.
Outre les vapeurs libérées par les amalgames dentaires et dont la réalité est attestée par une étude de la commission européenne (réalisée de 1981 à 1995, voir le rapport au Sénat déposé en 2001 par Gérard Micquel), les porteurs de ce type de restauration ingèrent quotidiennement des doses de mercure difficilement quantifiables.
Par ailleurs les normes fixées par l’OMS et la commission européenne et concernant les doses maximales de métaux lourds pouvant être ingérées statuent pour le mercure à une DHT ou dose hebdomadaire tolérable de 5 microgrammes par kilogramme de masse corporelle.
Soit 26 microgrammes par jour pour un sujet de 50 kg et 13 microgrammes par jour pour un enfant de 25 kg.
L’étude de Tübingen présente des résultats chiffrés alarmants, proportionnels au nombre d’amalgames présents en bouche et allant de 54 à 173 microgrammes de mercure par litre de salive après mastication.
Sachant que les glandes salivaires produisent environ 1 litre de salive par jour (et la pratique du crachat se raréfiant), on peut extrapoler ces chiffres à la quantité totale de mercure d’origine exclusivement dentaire ingérée par jour, soit beaucoup plus que la norme OMS.
Ainsi il est plus que probable que l’ingestion de ce mercure, d’origine exclusivement dentaire, suffise à dépasser, et parfois largement, le seuil officiellement admis, sans que soit pris en compte l’apport nutritionnel.
Sans entrer dans une polémique qui réjouirait des collèges d’experts toujours ravis de se renvoyer à la figure chiffres et statistiques contradictoires, nous retiendrons que le mécanisme de fixation des métaux lourds sur les peptides trifoliés est de nature à relancer le débat sur la réelle toxicité des métaux employés en dentisterie, toxicité encore trop souvent contestée par les instances scientifiques officielles.
3-2/ moyens naturels de protection et chélation « chimique » :
Les métaux lourds ayant pénétré dans l’organisme suscitent comme tout agresseur étranger tout une succession de mécanismes de défense qui aboutissent à un enfermement des toxiques au coeur de cellules qu’ont peut considérer comme sacrifiées, selon un principe qui a également cours, en temps de guerre, dans les sociétés humaines.
Parce qu’ils s’opposent à ces moyens naturels de défenses et parce qu’ils libérent dans la circulation générale et de façon non contrôlée des substances dangereuses réactivées, les chélateurs « chimiques » comme l’EDTA, le DMPS ou le DMSA causent peut-être plus de problèmes qu’ils n’en résolvent.
Nous sommes personnellement convaincu qu’une cure de détoxication s’adresse de façon curative surtout aux toxiques circulant, accessibles aux phyto-actifs, et qu’elle doit s’exercer également dans une logique de prévention.
Le monde végétal nous offre de multiples solutions, tant au niveau de l’alimentation (ail, choux de toutes sortes, oignons, poireaux) que de la supplémentation (spiruline, chlorelle, ail des ours, coriandre…).
4/ le mécanisme communément admis du syndrome digestif :
4-1/ le syndrome digestif, entité polyfactorielle :
Le syndrome digestif est une entité nosologique complexe, à trois facettes représentées par :- un facteur psychologique, soit un terrain fragilisé par une atteinte chronique et ancienne, soit un état ponctuellement déficient, conséquence d’un traumatisme ponctuel ou d’un stress récent
- un facteur nutritionnel, lié à une alimentation toxique parce que riche en substances chimiques de synthèse (il existe en effet plus de dix mille additifs alimentaires autorisés au monde, exhausteurs de goût, colorants, agents de texture, phosphates, glutamate, aspartam…), ou contenant des molécules « nouvelles » comme le gluten et la caséine, non reconnues par nos enzymes digestives et incomplètement métabolisées, ou encore contenant des molécules toxiques parce que résultat d’une cuisson à température excessive
- un facteur environnemental, conséquence d’une pollution omniprésente par les métaux lourds.
4-2/ alimentation ancestrale et alimentation moderne :
Depuis quelques décennies des chercheurs précurseurs ont relié de multiples pathologies jusqu’alors mal connues à une origine d’abord alimentaire et compliquée par l’intoxication.
L’homme étant apparu sur terre il y a quatre ou cinq millions d’années a d’abord vécu selon une économie basée sur la chasse et la cueillette. Cet ancêtre nomade s’est donc alimenté de substances naturelles essentiellement crues, végétaux, viande animale et sans doute humaine à l’occasion, poissons.
Bien qu’ayant découvert le feu il y a quatre cent mille ans, ce n’est qu’il y a environ dix mille ans qu’il a commencé à cuire ses aliments, à la fin du paléolithique et en devenant sédentaire, cultivateur et éleveur.
Mais c’est surtout il y a deux siècles, au début de la révolution industrielle, que l’alimentation fut bouleversée par les sélections à outrance des espèces végétales et animales, l’apparition de procédés industriels de culture, récolte, conservation, et le nombre croissant d’additifs
chimiques dans nos aliments. L’irradiation et l’utilisation des hautes températures, pour la cuisson et la conservation, n’ont fait qu’aggraver les choses, sans parler du danger émergent que présentent les OGM.4-3/ lésions intestinales initiales :
Notre alimentation moderne, toxique, carencée, oxydée, est donc inadaptée à notre tube digestif, tant au niveau anatomo-physiologique qu’enzymatique.
Il est acquis aujourd’hui que l’alimentation moderne, inadaptée et toxique, provoque directement de nombreuses lésions intestinales qui se surinfectent par la candidose, la colibacillose et diverses parasitoses.
4-4/ troubles enzymatiques :
Notre alimentation moderne contient des molécules complexes comme le gluten et la caséine qui ne peuvent être correctement métabolisées faute d’enzymes adaptées. Le résultat est la fabrication de métabolites appelés peptides opioïdes qui passent dans la circulation générale et provoquent des troubles neurologiques comme l’autisme, l’hyperagressivité, l’hyperactivité…
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Les métaux lourds interviennent indirectement dans ces perturbations enzymatiques – surtout ceux provenant de la contamination orale par les aliments ou les amalgames dentaires – en se fixant sur les enzymes digestives, protéines soufrées, ce qui les rend encore plus inefficientes par rapport aux « nouvelles molécules ».4-5/ conséquences pathologiques :
La muqueuse ainsi lésée perd son efficacité de filtre sélectif, ce qui se manifeste de diverses façons :
- blocage de l’assimilation des nutriments, d’où carences et anorexies
- passage de « grosses structures » antigéniques comme des fragments de protéines microbiennes voire des bactéries entières responsables dans la circulation générale de nombreux mécanismes auto-immuns. L’exemple de la polyarthrite rhumatoïde nous permettra de mieux saisir ce phénomène : le tube digestif contient naturellement une flore variée qui se développe en principe sans aucune manifestation pathologique. Parmi ces bactéries se trouve Proteus mirabilis qui, en passant dans la circulation générale à travers une muqueuse lésée, va déclencher un mécanisme de défense immunitaire. Or, la structure antigénique de ce micro-organisme est très proche de celle de certaines cellules articulaires, qui vont être détruites par notre système immunitaire en même temps que Proteus mirabilis.
- passage de substances toxiques comme les peptides opioïdes issus du mécanisme incomplet du gluten et de la caséine.
De multiples pathologies découlent de ce mécanisme, comme les troubles neurologiques et nerveux, immunitaires et allergiques, cutanés, digestifs, hormonaux, métaboliques, tumoraux, hépatiques, rénaux, cardio-vasculaires…
A priori on est en droit de suspecter, dans tout symptôme quel qu’il soit, une possible origine alimentaire et toxique, par lésion intestinale sous-jacente.
En fait, le mécanisme pathologique traditionnellement admis repose sur une cause alimentaire majeure et initiale (inadaptation de nos enzymes aux « nouvelles molécules », ce qui provoque irritation intestinale chronique, dysbiose, et passage dans le sang de substances opioïdes ou antigéniques), aggravée secondairement par l’action des métaux lourds toxiques.
5/ une nouvelle hypothèse :Jusqu’à maintenant a prévalu l’hypothèse selon laquelle l’origine alimentaire était le facteur initial du syndrome digestif, simplement compliquée et confirmée par l’exposition aux métaux lourds, selon le schéma suivant :
Alimentation inadaptée >>>> lésions intestinales >>>> passage de substances toxiques >>>> pathologies auto-immunes ou toxiques (antigènes et peptides opioïdes).
Ce schéma serait compliqué secondairement par les métaux lourds qui dénaturent les enzymes digestives.
La découverte des peptides trifoliés remet en cause cette prépondérance chronologique du facteur alimentaire sur le facteur toxique.
Nous supposons que suite à une intoxication, par voie alimentaire, par les métaux lourds toxiques, les peptides trifoliés dont on sait qu’ils sont formés de six molécules de cystéine reliées par des ponts disulfures, donc riches en soufre, fixent ces métaux lourds ce qui provoque un changement de leur composition chimique et une altération de leur structure spatiale stéréochimique.
Le résultat immédiat de ce phénomène est une plus grande fragilité des peptides trifoliés face aux protéases et à leur destruction par celles-ci, de même qu’une perte majeure de leur fonctionnalité.
Ce qui revient à dire que la muqueuse intestinale du grêle n’est plus ni protégée ni réparée en cas de lésion, ce qui constitue peut-être l’événement initial de tout syndrome alimentaire d’intoxication, avant l’impact des substances alimentaires inadaptées et toxiques.
Le schéma serait alors le suivant :
Ingestion de métaux lourds >>>> fixation sur les peptides trifoliés >>>> lésions intestinales dues à la mauvaise alimentation et permises par la perte de la protection par les peptides trifoliés >>>> passage de substances toxiques ou antigéniques.
Bien entendu les deux mécanismes co-existent et s’interpénètrent en permanence.
Il serait sans doute très intéressant de réaliser des études cliniques portant sur des sujets sains et d’observer si apparaissent sur la muqueuse du grêle des lésions simplement provoquées par une alimentation inadaptée, en l’absence de toute contamination métallique.
Le fait que des nourrissons alimentés par le lait maternel développent des maladies coeliaques diagnostiquées au moment du sevrage nous fait supposer que le facteur causal des lésions est bien l’intoxication par les métaux lourds, venant dans le cas des nouveaux-nés d’une
transmission materno-foetale.
6/ conséquences thérapeutiques :Si l’intoxication orale par les métaux lourds est l’événement causal du syndrome digestif, par perte de l’efficacité protectrice des peptides trifoliés, alors nous en concluons que la détection des toxiques devra d’abord se faire au niveau du tube digestif (analyse de salive), et par la mise en évidence aisée de la dysbiose (analyse coprologique). Quant à l’action thérapeutique principale, elle devra s’exercer d’abord au niveau intestinal, de façon à la fois préventive et curative.
Cette détection pourra être complétée par un dosage des peptides urinaires, qui permettent de souligner le passage dans la circulation générale de métabolites toxiques, appelés peptides opioïdes, issus de la digestion imparfaite du gluten et de la caséine. La fréquence de résultats positifs à ce test simple devrait orienter les spécialistes de l’alimentation à réviser radicalement leurs positions sur la consommation de produits laitiers (caséine) et de dérivés du blé (gluten).
Malgré les multiples études épidémiologiques et cliniques qui établissent un taux de guérison ou en tout cas d’amélioration sensible proche de 80 % dans les cas d’autisme, de schizophrénie et de diverses maladies auto-immunes, simplement par la mise en place d’un régime d’exclusion du gluten et de la caséine, diététiciens et nutritionnistes continuent à prôner la consommation de lait, pain et fromages, surtout pour nos enfants, dans des campagnes de désinformation criminelles, souvent financées il est vrai par les industries laitières et les
grandes minoteries. Qui dans ces démarches absurdes fera la part des choses entre incompétence, stupidité et cupidité ?Nous établirons également comme conséquence de ce mécanisme toxique que la détoxication à base d’actifs végétaux, qu’ils soient administrés sous forme de compléments ou d’aliments soigneusement choisis et préparés, sera toujours préférable à toute action par chélation chimique, surtout si celle-ci est administrée par voie intraveineuse.
Parmi les actifs végétaux que nous privilégions, il convient de citer :
- spiruline
- chlorelle (riche en chlorophylle et en cellulose, elle exerce son ction détoxiquante au coeur du tube digestif, et pendant toute la durée du transit)
- extrait de feuille d’olivier et de lentisque (par leur action régulatrice de la flore intestinale, et par leur action antifongique et antiparasitaire)
- coriandre
- ail et ail des ours et toutes les plantes de la même famille (parce que riches en soufre).
On associera avec profit à ces actifs végétaux silicium organique (pour l’ouverture des membranes cellulaires et l’activation des mécanismes anti-oxydants) et soufre organique sous forme de MSM (pour la restauration de toutes les protéines soufrées). Ces deux compléments organiques sont prépondérants dans une cure de détoxication, car administrés par voie orale ils ont l’immense avantage d’agir in situ avec une extrême rapidité.
La détoxication pouvant provoquer une libération importante de toxique, il sera fondamental d’associer à ces divers compléments d’autres phyto-actifs capables de protéger les organes sensibles et les émonctoires, comme le foie, les reins, le cerveau, les poumons :
- chrysanthellum americanum
- gingko biloba
- desmodium
- chardon marie.
Un moyen efficace de diminuer les doses toxiques est d’augmenter l’apport hydrique qui d’une part provoquera une potentialisation du drainage donc de l’élimination, et d’autre part permettra de diluer les toxiques dans un plus grand volume acqueux. Certaines tisanes sont particulièrement indiquées dans cette démarche comme le thé vert (à laisser infuser longuement) ou le « remède indien » à base de graines d’anis, fenouil, carvi, cumin, coriandre (AFCCC).
Les mécanismes que nous avons évoqués et non encore étudiés en détail permettent par ailleurs d’expliquer le rôle de la spiruline et de la chlorelle dans les mécanismes de détoxication. Ce rôle fondamental rend ces deux substances incontournables, parce que leur action s’effectue à la source même du problème de la contamination et de la fixation des métaux lourds au coeur du tube digestif, au moment exact de la phase initiale de combinaison chimique avec les enzymes et les peptides trifoliés.
Non seulement l’action détoxiquante se fera de façon curative, mais elle pourra se faire également de façon préventive en cas de cures régulières et pour ainsi dire continues, surtout pour la chlorelle dont la richesse en cellulose non digérable par nos enzymes digestives humaines et en chlorophylle sera conséquence d’une présence persistante dans le tube digestif, tout au long du transit et jusqu’à l’élimination par voie rectale.
Pratiquer des cures régulières à base de chlorelle et de spiruline permettra donc de piéger les métaux lourds avant même qu’ils n’aient commencé à jouer leur rôle pernicieux sur notre organisme (dans le cas d’une contamination par voie orale).
L’existence des peptides trifoliés est également un argument majeur plaidant pour l’emploi systématique du soufre organique, sous forme de MSM, en tant qu’adjuvant des cures de détoxication. De plus, l’efficacité des actifs végétaux au niveau intestinal n’exclut pas une
efficacité non moins grande sur la détoxication des métaux ayant contaminé l’organisme par la voie générale.
7/ conclusions :Si notre hypothèse est exacte, selon laquelle l’événement majeur du syndrome digestif est représenté par la perte d’efficience des peptides trifoliés, alors nous devons réviser nos conceptions notamment concernant la conduite à tenir sur le plan clinique :
- pratiquer au stade de la détection et de la confirmation du diagnostic des analyses simples de salive et de matières fécales
- privilégier un traitement à base d’actifs végétaux administrés par voie orale par rapport à une chélation chimique par voie veineuse
- faire reposer le traitement sur l’utilisation principale de spiruline, chlorelle, MSM, silicium organique
- après la fin de la cure de détoxication, continuer régulièrement une prévention basée sur les mêmes ressources thérapeutiques
- considérer le traitement et la protection de la muqueuse du grêle comme des éléments fondamentaux de la stratégie, en utilisant dans cet objectif les ressources végétales particulièrement efficaces dont nous disposons (feuille d’olivier, pistachier lentisque, ail).
Et parce que, nous l’avons déjà souligné plus haut, la principale source digestive de métaux lourds, en dehors des cas de plus en plus rares de saturnisme lié à la vétusté de l’habitat (anciennes peintures au plomb, canalisations d’eau), est d’origine dentaire, il faut admettre que
la pose des amalgames au mercure est un facteur étiopathogénique majeur dans le déclenchement du syndrome digestif, syndrome qui s’accompagne de troubles comportementaux majeurs (autisme, schizophrénie) et auto-immuns gravissimes (sclérose en
plaque, polyarthrite rhumatoïde, polynévrites et fibromyalgies).La première étape préventive doit bien évidemment être la fin de l’utilisation des restaurations à base de mercure, avant qu’un problème de santé publique si simple à résoudre ne se transforme en un nouveau scandale politico-financier comme les brûlants dossiers « amiante »,
« éthers de glycol » ou « sang contaminé ».Quant aux amalgames déjà en bouche, le mal est fait et bien fait, et le thérapeute ne peut plus que conseiller à ses patients de devenir, à vie, adeptes et consommateurs réguliers d’actifs végétaux détoxiquants, tant par la mise en place d’un régime alimentaire raisonné que par le recours régulier en une supplémentation phyto-active de qualité (compléments nutritionnels).
DEUXIEME PARTIE
une méthode phyto-active de détoxication,
protocole simplifié de mise en place
1/ principes de base :La méthode phytocorsa repose sur :
1-1/ la détection :
La réalité de l’intoxication sera établie par divers tests de laboratoire, certains particulièrement fiables faisant appel aux techniques les plus innovantes en matière d’analyse biologique.
1-2/ la détoxication :
Celle-ci fait appel à :
- l’alimentation (régime hypotoxique avec ou sans exclusion du gluten et de la caséine
- la supplémentation en spiruline et en principes phyto-actifs synergiques agissant dans le cadre d’une stratégie globale (action chélatrice, drainante, protectrice des organes sensibles et des émonctoires, anti-oxydante, immuno-stimulante, protectrice de la
microcirculation- l’apport hydrique à base du « remède indien », Anis, Fenouil, Carvi, Coriandre, Cumin (sous forme de tisane par infusion).
1-3/ le contrôle des acquis :
Là aussi interviennent des analyses de laboratoire de haute technologie.
1-4/ le maintien des acquis :
Par l’adoption de nouvelles habitudes alimentaires, et la pratique d’une cure de détoxication, un ou deux trimestres par an, à vie.
2/ la détection2-1/ le bilan clinique :
Il mettra en avant certaines pathologies liées aux intoxications par les métaux et autres toxiques : problèmes dermatologiques (eczéma, psoriasis), pathologies auto-immunes (sclérose en plaques, thyroïdite, maladie de Sjögren, polyarthrite rhumatoïde), pathologies gastrointestinales (maladie de Crohn ou maladie coeliaque, irritation chronique, intolérances digestives notamment au gluten et à la caséine, dysbiose, candidose, colibacillose), syndrome de fatigue chronique, encéphalite myalgique, sensibilités et allergies chimiques multiples, autisme et troubles du comportement chez l’enfant et l’adulte (hyperactivité, hyperagressivité, retard scolaire, dépression, schizophrénie), retard du développement.
2-2/ principaux tests et analyses :
L’utilité des analyses biologiques, dans le cas des intoxications aux métaux lourds, est double : d’une part elles permettent d’objectiver et de quantifier l’intoxication (par identification de l’agent causal et mesure de l’impact toxicologique), d’autre part elles permettent de contrôler l’efficacité de la cure de détoxication.
analyse de salive :
Particulièrement indiquée chez les porteurs d’amalgames dentaires, elle met en évidence une intoxication chronique et régulière. A pratiqueravant la cure de détoxication, elle a également l’avantage de faire prendre conscience du problème par le patient, et de le motiver pour une cure pouvant être longue. Mais elle est toujours positive chez le porteur d’amalgames.
Laboratoire Schuh, 1 quai des bateliers 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 14 44 50. Coût environ 25 €.
analyse de matières fécales (coprologique) :
Elle permet de mettre en évidence dysbiose, candidose, colibacillose. Mais ses résultats sont peu significatifs puisqu’une analyse négative ne signifie pas qu’il n’y a pas d’intoxication. Par contre, elle permet de contrôler l’efficacité de la détoxication (dans une certaine mesure).
Laboratoire Schuh, 1 quai des bateliers 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 14 44 50.
le test MELISA :
Test immunologique basé sur la réaction des lymphocytes en présence d’allergènes. Test scientifiquement valable, précis mais d’un coût élevé si on le veut exhaustif (environ 260 €).
Laboratoire ATEGIS, 18 avenue des mésanges 1300 WAVRE (Belgique). Tél. 00 32 10 849 849. Coût environ 50 €.
le dosage des porphyrines urinaires :
Les porphyrines sont des composés biologiques synthétisés par toutes les cellules d’un organisme.
Elles se combinent aux pigments respiratoires (hémoglobine et myoglobine), aux cytochromes de la chaîne respiratoire, aux cytochromes de la détoxication cellulaire (phase I).La chaîne métabolique des porphyrines étant très sensible à de nombreux toxiques, le dosage des différentes porphyrines dans les urines permet de :
- poser le diagnostic d’une intoxication
- mettre en évidence la toxicité des métaux dentaires
- contrôler l’efficacité de la détoxication (par mesure de la diminution de l’effet toxique)- mettre en évidence le rôle de l’intoxication dans le syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, d’hypersensibilié chimique, des affections neuro-psychiâtriques, des déficits immunitaires.
Laboratoire Nataf, avenue Philippe Auguste, 75011 Paris.
le dosage des peptides urinaires :
La muqueuse digestive lésée laisse passer dans la circulation générale des peptides opioïdes (exorphines) résultant du métabolisme incomplet du gluten et de la caséine, par manque des enzymes digestives adaptées à ce métabolisme. Cette inefficience enzymatique est augmentée quand ces enzymes sont chargées de métaux lourds, ceux-ci se fixant aux atomes de soufre présents dans les acides aminés soufrés, méthionine, cystéine, taurine.
Les peptides opioïdes agissent sur le SNC et provoquent des retards de développement cérébral, des troubles de comportement chez l’enfant (autisme, hyperactivité) et chez l’adulte (schizophrénie).
Les peptides trifoliés, protecteurs et réparateurs de la muqueuse du grêle, fixent aussi les métaux lourds car formés de six molécules de cystéine réunies par des ponts disulfures.
La muqueuse intestinale lésée laisse également passer des substances antigéniques, bactéries et peptides bactériens, responsables de nombreux mécanismes auto-immuns.
Le dosage urinaire des peptides permet de mettre en évidence l’existence de lésions intestinales responsables de pathologies nutritionnelles, digestives, neuro-psychiatriques, immunitaires.
Laboratoire Nataf, avenue Philippe Auguste, 75011 Paris.
2-3/ le choix des analyses en fonction de l’examen clinique :
Le dosage des peptides urinaires sera préconisé quand les symptômes évoquent une lésion de l’intestin grêle, troubles du comportement (autisme, schizophrénie, dépression, hyperactivité), troubles digestifs et nutritionnels, maladies auto-immunes.
Dans tous les autres cas sera pratiqué le dosage des porphyrines urinaires qui permet d’identifier l’agent toxique et de contrôler l’efficacité de la détoxication.
3/ protocole de détoxication :
1/ déterminer la présence d’une intoxication :par l’analyse de salive, le test Melisa, le dosage des peptides et porphyrines urinaires, l’examen clinique et l’interrogatoire.
2/ adopter un régime alimentaire non toxique :
se référer au régime méditerranéen (le plus proche du régime paléolithique) :
beaucoup de fruits et légumes frais crus ou peu cuits, poissons de bonne qualité, plantes sauvages si possible (voir rubrique alimentation). Eviter les plats préparés et limiter au maximum l’apport en phosphates, colorants, conservateurs, glutamate, aspartam. Majorer l’apport en omega 3, huile de lin, chanvre, huiles de poisson riches en EPA, DHA.3/ traiter la dysbiose :
par l’extrait de feuilles d’olivier et de lentisque.
4/ détoxiquer :
Cure mensuelle de base :
Spiruline 6 à 10 comprimés par jour (détoxiquante et riche en vitamines du groupe B)
Apport hydrique par tisanes anis, fenouil, carvi, coriandre, cumin, thym, romarin, thé vert, queue de cerise, feuilles de cassis…
Cure phytothérapique à base d’actifs détoxiquants, drainants, immuno-stimulants, protecteurs digestifs et de la microcirculation
Eviter les expositions aux toxiques
Huile de lin ou de chanvre (pour majorer l’apport en omega 3)
Propolis en cure de trois semaines tous les trois mois (stimulation des défenses naturelles)
Après trois mois :
faire une analyse de matières fécales pour contrôler l’élimination, ou test des porphyrines urinaires.
La cure doit continuer de un à quatre ans pour éliminer un maximum de métaux lourds (test des porphyrines urinaires)
Cure d’entretien :
Pratiquer la cure mensuelle de détoxication un mois sur deux ou sur trois, pour le maintien des acquis.
4/ fiche de suivi :Avant le début de la cure, faire un dosage des peptides urinaires et/ou des porphyrines
MOIS UN, DEUX ET TROIS :
Spiruline, propolis (trois premières semaines), cure phyto-active (compléments nutritionnels), huile de chanvre, tisane AFCCC, éventuellement dilution homéopathique de candida
A la fin du troisième mois, faire éventuellement une analyse des porphyrinesMOIS QUATRE, CINQ, SIX :
Spiruline, propolis (trois premières semaines), cure phytoactive (compléments nutritionnels), huile de chanvre, tisane AFCCC
MOIS SEPT, HUIT, NEUF :
Idem
MOIS DIX, ONZE, DOUZE :
idem
Faire un dosage des porphyrines urinaires au terme de la première année, pour contrôler le niveau d’intoxication de l’organisme.
En fonction des résultats, renouveler la cure ou pratiquer un autre type de chélation (si résultats insuffisants)
5/ le régime alimentaire hypotoxique :5-1/ l’alimentation raisonnée :
aliments conseillés pour leur pouvoir anti-oxydant :
Fruits et légumes, plantes sauvages, fruits rouges et baies, airelles, myrtilles, oignons, aulx, tomates, herbes aromatiques, thym, romarin, sarriette, thé vert, ortie…
aliments « équilibrés » :
Huiles végétales de première pression à froid, olive, noix, noisette, macadamia, chanvre, pépins de courge, poissons gras (attention à leur provenance et au risque de contamination mercurielle), viandes rouges et blanches de bonne qualité (pas d’élevage en batterie, ni de viandes « dopées » aux hormones ou aux antibiotiques), fromages de chèvre ou de brebis (au lait cru !). Remplacer la farine de blé par la farine de chataîgne ou de sarrasin, qui ne contiennent pas de gluten.
aliments à éviter absolument :
Sucres raffinés, farines raffinées, huiles hydrogénées ou graisses saturées comme l’huile de palme (on les reconnaît parce qu’elles sont solides à température ambiante), huiles peroxydées (par contact prolongé à l’air, ou par chauffage excessif), les fritures, les céréales non adaptées à notre système enzymatique (blé, orge, maïs, épeautre).
L’huile de pépins de raisin, qui était de mode à une certaine époque dans le cadre des régimes minceurs, doit être évitée car n’étant pas assimilée par le tube digestif, elle bloque l’assimilation des vitamines liposolubles (A, D, E, K) et de nombreux nutriments.
Le foie gras, organe malade, donc rempli de toxines accumulées pendant la courte vie d’un animal torturé chaque jour, et dont les caractéristiques bio-dynamiques sont pathologiques (voir la bio-électronique de Vincent).
aliments à restreindre fortement :
Tous les dérivés des céréales, pain même complet, pâtes, les dérivés du lait de vache, surtout pasteurisés.
5-2/ bonnes pratiques culinaires :
Cuisson à basse température, la meilleure cuisson étant la vapeur sans pression (pas de cocottes minute où la température peut atteindre 180°C), qui préserve de l’oxydation par l’oxygène ambiant. Eviter les fritures, les barbecues (éventuellement à foyer vertical) qui dégagent de la dioxine, les cuissons prolongées à la poêle (toujours adjoindre oignon ou échalote à une grillade, ou quelques feuilles d’ortie, qui préserveront de l’oxydation).
Conserver à basse température, ou par congélation, protéger les viandes de l’oxydation par un film plastique (bannir l’emploi de l’aluminium en barquettes, papier alu, papillotes, ustensiles de cuisine…). Nettoyer régulièrement les réfrigérateurs (importante prolifération microbienne, moisissures comme Aspergilus flavus productrices d’aflatoxines hautement cancérigènes).
Introduire autant que faire se peut dans l’alimentation quotidienne plantes et fruits sauvages – ou compléments alimentaires à base d’extraits concentrés d’origine « sauvage » - riches en anti-oxydants et particulièrement bien adaptés à notre système enzymatique paléolithique.
5-3/ le problème des additifs alimentaires :Il y a dans le monde plus de dix mille additifs alimentaires chimiques autorisés. Parmi les plus dangereux nous citerons aspartam et glutamate.
L’ aspartam est formé de deux acides aminés, l’acide aspartique et la phénylalanine qui, quand ils ne sont pas associés aux autres acides aminés, provoquent des lésions cérébrales irréversibles. De plus, l’aspartam contient du méthanol (l’ancien « alcool de bois », utilisé comme antigel et hautement toxique). Le méthanol se transforme à 30°C en formaldéhyde également toxique et peut provoquer des cécités par atteinte de la rétine et des lésions cérébrales irréversibles.
Le glutamate quant à lui provoque des lésions cérébrales par destruction en cascade des neurones. De nombreux additifs alimentaires comme le glutamate et l’aspartam sont impliqués dans des pathologies toxicologiques comme le lupus diffus, la sclérose en plaque, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson.
Il convient de commencer toute cure de détoxication en limitant fortement la consommation d’additifs alimentaires, et en supprimant totalement glutamate et aspartam et les produits qui en contiennent.
6/ la consultation et la prescription :6-1/ l’examen clinique :
En présence de certains signes cliniques fréquemment répandus, le praticien devra systématiquement évoquer une possible intoxication par les métaux lourds, éventuellement compliquée d’un syndrome alimentaire :
- troubles du comportement chez l’enfant (autisme, hyperactivité, agressivité, retard scolaire, troubles du développement cérébral)
- troubles du comportement chez l’adulte (dépression, schizophrénie)
- problèmes dermatologiques (eczéma, acné, psoriasis)
- troubles nutritionnels (carences, anorexie)
- problèmes digestifs (diarrhées, candidose, colibacillose)
- pathologies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, troubles thyroïdiens…)
- maladies cardio-vasculaires
- dysfonctionnements hormonaux
- syndrome de fatigue chronique
- douleurs articulaires
- fibromyalgie et polynévrite
- pathologies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer, sénilité).
6-2/ tests et analyses de laboratoire :
Une fois évoquée la possibilité d’une origine toxique et/ou alimentaire des troubles cliniques, il importe de confirmer le diagnostic par des examens de laboratoire fiables.
l’analyse de salive :
Elle permettra de mettre en évidence la libération continue de métaux dentaires, le mercure essentiellement, dans le tube digestif du patient.
l’analyse coprologique :
Elle confirme la réalité de la dysbiose, de la candidose, de la colibacillose.
le dosage des peptides urinaires :
Il permet de mettre en évidence une lésion intestinale responsable de troubles neuropsychiâtriques comme l’autisme ou la schizophrénie, liés à la présence dans la circulation générale de peptides opioïdes. En cours de traitement, il permet de contrôler le respect du régime sans gluten ni caséine. Il est indispensable en cas de troubles du comportement, de pathologies auto-immunes, de troubles nutritionnels, de troubles digestifs.
le dosage des porphyrines urinaires :
Il permet d’objectiver le facteur toxicologique, d’identifier l’agent causal, de monitorer la détoxication en cours de traitement (mesure de la baisse de l’état toxique et contrôle de l’efficacité de la détoxicatiion).
le test MELISA :
Il permet d’objectiver la sensibilité d’un sujet à un agent toxique. Ce test a l’inconvénient d’être cher quand il s’adresse à une gamme complète de métaux toxiques.
le test d’intolérance au gluten :
S’il est positif, il nécessite l’application d’une détoxication et d’un régime d’exclusion du gluten et éventuellement de la caséine, particulièrement dans les cas d’autisme, de pathologies autoimmunes, de schizophrénie.
l’adhésion du patient :
Des tests aux résultats positifs permettent de convaincre le patient de la nécessité d’une cure de détoxication qui peut s’avérer longue, de un à quatre ans.
la prescription :
En dehors des examens de laboratoire nécessaires à l’établissement d’un diagnostic précis et au contrôle de l’efficacité du traitement, le praticien prescrira à son patient :
Spiruline
Chlorelle
Cure phytothérapique complète et synergique
AFCCC (en herboristerie ou magasins spécialisés)
Supplémentation en huile de chanvre pour l’apport des omegas 3 (en magasins spécialisés)
Dilution homéopathique de candida (en pharmacie)
Acérola 2 à 4 grammes de vitamine C par jour
Huile de chanvre
Cette prescription se fera par périodes de trois mois, renouvelable au minimum sur une année.
Examens à prescrire systématiquement :
- avant le traitement, test des porphyrines urinaires, et éventuellement analyse de salive, analyse coprologique, test MELISA, intolérance au gluten, peptides urinaires
- après trois mois, porphyrines urinaires
- au terme de chaque année, porphyrines urinaires.
La cure de détoxication devra ensuite être pratiquée un trimestre par an, ou un trimestre sur deux, ou en continu à dose réduite (la meilleure solution), « pour l’entretien » des acquis.